Faire respecter les droits humains: Le dossier du choléra de l’ONU en Haiti

Jean-Daniel Merat

Le jeudi 15 décembre 2016, l’Université de la Fondation Dr Aristide  a accueilli sur son campus Me Brian Concannon Jr. pour l’un des Jeudis de l’UNIFA.

Le 1er décembre 2016, le Secrétaire général de l’ONU a mis fin à 6 années de déni en promettant d’investir 400 millions de dollars dans la lutte contre le choléra en Haïti et de dédommager les victimes. Cette victoire fut possible grâce à un réseau de victimes du choléra, des activistes, des professionnels de la santé, des universitaires, des journalistes, des dirigeants politiques, des cinéastes scientifiques et même des initiés de l’ONU, tous dirigés par un groupe d’avocats en Haïti et aux États-Unis. Me Concannon A discuté de la façon dont ce réseau a réussi et comment les leçons tirées du dossier judiciaire du choléra peuvent être appliquées à d’autres luttes pour la justice sociale.

L’avocat et militant des droits humains Brian Concannon Jr. dirige l’Institut pour la justice et la démocratie en Haïti (IJDH), basé à Boston. Cet institut aide les Haïtiens à faire respecter les droits humains dont ils ont tant besoin afin de braver la pauvreté et la vulnérabilité. L’IJDH, avec son partenaire, le Bureau des Avocats Internationaux (BAI) ont pour but de contester ces violations devant les tribunaux haïtiens, américains et internationaux, de former des avocats haïtiens progressistes, de documenter les violations des droits humains et de travailler avec des militants locaux en Haïti, en Amérique du Nord et dans le monde entier.

Me Concannon a vécu et travaillé en Haïti pendant neuf ans, de 1995 à 2004, d’abord avec les Nations Unies et en 1996, avec le BAI. Le BAI and IJDH ont lancé plusieurs cas de violations des droits de l’homme innovants et à fort impact, dont l’affaire du Massacre de Raboteau, jugée en 2000 et considérée comme l’une des plus importantes poursuites en matière de droits humains dans les Amériques. Des cas plus récents de l’IJDH / BAI  la poursuite judiciaire contre les Nations Unies pour avoir introduit le choléra en Haïti, et finalement, le projet de responsabilité et de prévention du viol.

 

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