SÉMINAIRE DE FORMATION EN TOXICOLOGIE

Unifa

Chaque jeudi, l’Université de la Fondation Dr Aristide accueille une conférence sur un sujet d’importance. Ces activités animées par des spécialistes de différents domaines scientifiques participent de l’objectif de l’UNIFA de former des citoyens et citoyennes éclairés et capables de contribuer au développement du pays.

La « Mise en place d’un centre antipoison, le Carpin Poison Center de la Jamaïque, un modèle à suivre » était le thème retenu pour cette conférence présentée par le Dr Amelia Burgess Milbank, médecin à l’hôpital St Paul de l’Etat de Winnessota aux Etats-Unis d’Amérique ce jeudi 07 décembre 2017.


Dr Amelia Burgess MILBANK, Conférencière

La conférencière a, tout au long de son exposé, démontré l’importance que revêt un tel organisme pour toute société moderne confrontée aux exigences de la globalisation. De son point de vue, les taux élevés d’intoxication et de mortalité subséquente justifient la nécessité même de l’implémentation de ces centres. Elle s’est particulièrement interrogée sur le rôle, les objectifs poursuivis par les centres antipoison et enfin, l’intérêt de disposer d’au moins un centre en Haïti.

 

Également appelé centre d’information toxicologique, la spécialiste a fait valoir que le centre antipoison est un organisme spécialisé qui apporte des conseils et participe à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge des intoxications. Ils fournissent des informations sur les risques toxiques des produits médicamenteux, industriels et naturels. Ils collectent des données pouvant être utilisées pour prévenir l’intoxication et identifier de nouveaux risques et dangers. Ces indications porteront les fabricants et les autorités de règlementation à prendre des mesures de prévention et à en évaluer l’efficacité. Ils sont d’autant plus importants que les informations qu’ils recueillent facilitent la maîtrise des effets des produits chimiques sur la santé.

Tandis que le taux de mortalité mondiale par cent mille habitants est de 1.5%, que la moyenne régionale s’estime à 0.8%, en Haïti celui-ci s’élève à 2.8% s’alarme l’intervenante. Pourtant, en dépit du fait que les enfants en bas âge constituent les principales victimes de mort par intoxication et malgré le nombre considérable d’intoxications aigues relevé dans les hôpitaux, Haïti ne compte jusqu’à date même pas un seul centre antipoison.

 

Comme l’eut à dire Paracelse, le père fondateur de la toxicologie « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison ; seule la dose fait qu’une chose n’est pas un poison ».

 

Considérant le taux élevé de mortalité survenue à la suite d’un empoisonnement, du nombre élevé d’intoxication, la nécessité d’avoir un tel organisme en Haïti est plus qu’évidente. Alors à quand un centre antipoison en Haïti ?

Une vue de l’assistance

Une étudiante de la 4ème année de Médicine, intervenant au séminaire

Blog Attachment

Leave us a Comment