Lancement du concours « UNIFA, la prestigieuse »
Dans une atmosphère mêlant réflexion académique et esprit de compétition, le « jeudi de l’UNIFA » du 26 mars 2026 a été consacré au lancement du concours «UNIFA, la prestigieuse ». Pour situer le contexte, la directrice de la Faculté des Sciences Infirmières, Miss Marjorie Gaussain, a livré une intervention marquante autour du thème : « Réseaux sociaux et responsabilité professionnelle ». Une prise de parole qui a largement sensibilisé l’assistance aux comportements appropriés à adopter sur les plateformes numériques.

Dès le départ Miss Gaussaint a justifié la pertinence du thème en soulignant l’omniprésence des réseaux sociaux dans la vie quotidienne : « Pourquoi parler des réseaux sociaux aujourd’hui ? La première raison, c’est qu’ils font partie de notre quotidien. Qui, de nos jours, ne les utilise pas? Chaque publication constitue une prise de parole publique qui a tout son poids », a-t-elle affirmé.
Elle a ensuite mis en lumière les différentes motivations qui poussent à utiliser les réseaux sociaux : des raisons personnelles aux objectifs professionnels, en passant par la recherche de visibilité ou l’engagement pour des causes. Toutefois, elle a attiré l’attention sur les dérives possibles, notamment les contenus peu professionnels, les images dévalorisantes et les attitudes inappropriées. « Le problème survient lorsqu’il y a un manque de recul avant de publier ou une diffusion rapide sans contrôle. On perd alors en crédibilité, surtout lorsqu’on partage des informations non maîtrisées. Même ce qui semble banal peut être mal perçu », a-t-elle expliqué.
Poursuivant son intervention, la directrice a insisté sur l’impact des publications numériques. Selon elle, celles-ci constituent un indicateur du sérieux, du professionnalisme et du sens de la responsabilité d’un individu. Elles influencent également l’image que l’on projette auprès du public. Elle a rappelé que les recruteurs n’hésitent pas à consulter les anciennes publications des candidats, notamment dans le cadre d’un recrutement ou d’une promotion.

Par ailleurs, Miss Gaussaint a tenu à souligner les aspects positifs des réseaux sociaux :
« Ils représentent une opportunité, souvent insoupçonnée. C’est une plateforme de visibilité, un outil de valorisation personnelle, un moyen de partage de connaissances, voire une opportunité de carrière. Tout dépend de l’usage que l’on en fait », a-t-elle déclaré.
En conclusion, elle a invité la communauté universitaire à adopter une utilisation réfléchie et stratégique de ces outils : « Utilisez ce pouvoir intelligemment. Publiez avec intention. Il ne s’agit pas d’arrêter, mais d’améliorer. Transformez chaque publication en opportunité et soyez fiers de ce que vous montrez. Ce que vous publiez aujourd’hui construit la perception que le monde aura de vous demain », a-t-elle conseillé.

À l’issue de la conférence, l’ambiance a pris une tournure plus dynamique avec la présentation des dix étudiants sélectionnés pour le concours. Pour cette première prestation, chacun a rivalisé de créativité, cherchant à séduire le public et à marquer les esprits.

Si les candidats ont su capter l’attention, le public, quant à lui, reste sur sa faim et attend avec impatience la prochaine étape de la compétition, où les talents devront davantage se démarquer pour espérer remporter le prix.





Des résidents de l’UNIFA témoignent de leur engagement au service de la communauté
L’auditorium de l’Université de la Fondation Dr Aristide a accueilli, ce jeudi 19 mars, une nouvelle édition du « jeudi de l’UNIFA », marquée par les interventions de plusieurs médecins résidents venus partager leurs expériences professionnelles et humaines à l’Hôpital Universitaire Dr Aristide. À travers des récits à la fois sobres et percutants, ces jeunes praticiens ont mis en relief les exigences du métier, mais surtout la portée du service à la communauté.

Premier intervenant, le Dr Boyer a retenu l’attention en revenant sur un choix atypique : celui d’effectuer son service social au centre de santé de Casal, une zone difficile d’accès située non loin de Cabaret. À rebours d’une tendance qui pousse de nombreux jeunes médecins vers les grands centres hospitaliers de la capitale, il a privilégié un environnement où les besoins sont criants. « C’est au cœur des milieux les plus modestes que la médecine prend tout son sens », a-t-il expliqué, assumant un choix guidé par des convictions plutôt que par la recherche de visibilité.
Son passage dans cette localité a également débouché sur une production scientifique. Le médecin a mené une étude sur la prévalence des infections respiratoires aiguës chez les enfants de moins de cinq ans à Casal, un travail validé et publié dans les annales de l’université, témoignant de l’intérêt académique de ces terrains souvent négligés.
Dans la même veine, le Dr Boyer a rappelé la philosophie de l’Hôpital Universitaire Dr Aristide, fondée sur le principe de « santé sans exclusion », insistant sur l’accessibilité des soins comme pilier central de l’action médicale menée au sein de l’institution.
Au service de pédiatrie, la docteure Emmanuella Amédée fait face, quant à elle, à une réalité quotidienne marquée par l’urgence et la précarité. Elle a décrit un environnement où les défis sont constants, notamment à travers les cliniques mobiles et les consultations gratuites organisées pour les populations défavorisées. Malgré les contraintes, une ligne directrice demeure : aucun patient n’est refusé.

Dre Amédée a évoqué des situations particulièrement éprouvantes, où des enfants gravement malades, rejetés par plusieurs structures hospitalières, sont finalement pris en charge par son service. « Il nous arrive de passer des nuits entières à tenter de sauver des vies », a-t-elle confié, soulignant l’ampleur des efforts déployés par les équipes médicales.
Intervenant ensuite, la Dre Medgina Félix, résidente en ophtalmologie, a proposé une lecture plus symbolique de sa spécialité. Pour elle, « l’œil est le miroir de la société », une affirmation qu’elle a illustrée par des cas cliniques marquants, notamment celui d’une patiente ayant recouvré la vue grâce à une prise en charge adaptée. Son témoignage a mis en évidence le rôle souvent sous-estimé de l’ophtalmologie dans l’amélioration des conditions de vie.

Clôturant la série d’interventions, la Dre Mitchana Alexandre a consacré son allocution à la radiologie, un domaine encore émergent en Haïti. Elle a plaidé pour une meilleure intégration de cette spécialité dans le système de santé, la présentant comme un outil indispensable au diagnostic. « La radiologie constitue les yeux de la médecine », a-t-elle soutenu.

Au-delà de l’aspect technique, son intervention a pris une dimension personnelle lorsqu’elle a évoqué les difficultés traversées après la perte de sa mère au début de ses études médicales. Un parcours marqué par la résilience, qui nourrit aujourd’hui son ambition de voir se développer en Haïti une radiologie plus avancée, notamment interventionnelle, afin de limiter le recours aux soins à l’étranger.
Les échanges avec le public ont permis de prolonger la réflexion, dans une atmosphère attentive et engagée. Cette édition du « jeudi de l’UNIFA » aura ainsi offert bien plus qu’un simple partage d’expériences : un témoignage collectif sur les défis de la médecine en Haïti et sur la volonté d’une nouvelle génération de praticiens d’y répondre avec rigueur, humanisme et détermination.





Panne de modernisation de l’État : une conférence pour repenser le problème politique haïtien
Dans un contexte national marqué par l’insécurité persistante, la fragilisation des institutions publiques et une profonde crise de gouvernance, l’Université de la Fondation Dr Aristide continue d’assumer sa mission de réflexion critique et de production intellectuelle. Fidèle à cette vocation, l’institution a accueilli, le jeudi 12 mars, dans le cadre du « jeudi de l’UNIFA », le professeur James Valentin, doctorant en sociologie et titulaire de plusieurs diplômes en philosophie, droit et anthropologie-sociologie. Sa conférence a exploré le thème « Panne de modernisation de l’État et nécessité de reconstruction du savoir en Haïti : perspectives institutionnelles et universitaires », offrant un diagnostic approfondi sur les défis politiques et institutionnels du pays.


Pour analyser ces difficultés, le conférencier est revenu sur le paradigme classique de la modernisation de l’État. Dans cette perspective, la modernisation repose notamment sur trois processus fondamentaux : l’étatisation, la bureaucratisation et la différenciation entre le système politique et la société civile. Cette conception trouve ses racines dans les travaux du sociologue allemand Max Weber, qui définit l’État moderne comme une organisation bureaucratique capable de revendiquer avec succès le monopole de la violence légitime sur un territoire donné.
Au cours de sa présentation, le professeur Valentin a également rappelé que plusieurs tentatives de modernisation ont jalonné l’histoire récente d’Haïti. Des programmes de planification économique des années 1960 aux réformes administratives entreprises dans les décennies suivantes, en passant par les différentes initiatives de réforme de l’État mises en œuvre à partir des années 1990 et 2000, les efforts n’ont pas manqué. Ces politiques visaient généralement à renforcer les capacités institutionnelles de l’administration publique et à améliorer l’efficacité de l’action étatique. Pourtant, force est de constater que ces réformes n’ont pas permis de produire les transformations attendues.

Pour mieux comprendre ces blocages, l’intervenant a évoqué les analyses mettant en évidence la coexistence de logiques différentes au sein de l’appareil étatique haïtien. Selon lui, l’État fonctionne à la fois selon des normes administratives modernes – inspirées des modèles occidentaux – et selon des pratiques sociales profondément ancrées dans les relations personnelles, les solidarités familiales ou les réseaux informels de pouvoir. Toutefois, il a souligné que ces dimensions ne s’opposent pas toujours de manière frontale. Dans bien des cas, elles s’entremêlent et coexistent dans le fonctionnement réel des institutions.
S’appuyant sur les travaux de chercheurs comme Gilbert Rist et Bertrand Badie, le doctorant en sociologie souligne que la théorie classique de la modernisation a souvent négligé le rôle de la tradition dans l’évolution des sociétés. Or, les transformations sociales ne suivent pas partout le même rythme ni les mêmes trajectoires. Dans plusieurs contextes, la modernité ne remplace pas simplement la tradition ; elle s’y combine, produisant des formes originales d’organisation politique et sociale.
C’est dans cette perspective que le professeur Valentin mobilise la théorie des modernités multiples, selon laquelle chaque société développe sa propre forme de modernité à partir de son histoire et de ses dynamiques internes. Dans le cas haïtien, cette approche permettrait de mieux comprendre la manière dont les institutions modernes se sont articulées avec des pratiques sociales héritées de la tradition.

Il a également évoqué la notion de colonialité du pouvoir, qui renvoie à la persistance de certaines structures de domination héritées de la période coloniale. Selon lui, ces logiques continuent d’influencer la production des connaissances et les représentations sociales, notamment par l’idée selon laquelle les modèles politiques et institutionnels valables devraient nécessairement provenir des sociétés du Nord.
Pour le conférencier, comprendre la crise de l’État haïtien exige donc de dépasser cette vision universaliste et de réintégrer les valeurs et pratiques locales dans l’analyse du problème politique. Cela suppose également de renforcer la recherche en sciences sociales et de développer davantage les études en sciences politiques dans les universités haïtiennes.
En conclusion, James Valentin a invité les étudiants et les chercheurs à s’engager dans une réflexion renouvelée sur l’État haïtien, en explorant des approches capables d’articuler tradition et modernité afin de mieux comprendre les dynamiques politiques propres à la société haïtienne.

Résultats des épreuves de connaissances de la 1ère session de l’année académique 2025-2026.
Les étudiants de la Faculté d’odontologie (FDO), de la Faculté des sciences infirmières (FSI), de la Faculté de pharmacie et des sciences biomédicales (FPSB), de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), de la Faculté de gé et d’Architecture (FGA), de la Faculté des sciences économiques et administratives (FSEA) et de la Faculté de sciences de la nature et de l’agriculture (FSNA) sont invités à consulter les résultats des épreuves de connaissances de la 1ère session de l’année académique 2025-2026.
Marche à suivre pour accéder à vos notes :
- L’étudiant se connecte à son compte institutionnel (@unifa-edu.info) en utilisant l’email et le mot de passe qui ont été partagés par son décanat.
- Une fois connecté, l’étudiant doit introduire son code étudiant en respectant le format requis.
- Le format du code doit être saisi correctement, par exemple :
- FM-12-1234
- FSJP-12-1233.
- Après avoir entré correctement son code, l’étudiant pourra accéder aux informations correspondantes.
Graduation 2026
l’UNIFA célèbre sa 8ème promotion
Le dimanche 1er mars 2026 restera une date marquante pour l’Université de la Fondation Dr Aristide. À l’occasion de la graduation de sa 8ème promotion, l’institution a offert une cérémonie à la fois solennelle et vibrante, marquée par des discours forts, des prestations musicales envoutantes et une ferveur palpable dans l’auditorium.Placée sous le thème « Neurone conscience », la célébration a conjugué émotion, vision et engagement pour l’avenir.


Dès les premières heures de la matinée, l’atmosphère s’est révélée singulièrement chaleureuse. Entre fierté, reconnaissance et espérance, la communauté universitaire s’est rassemblée pour célébrer l’aboutissement de plusieurs années d’efforts académiques et de sacrifices consentis.

Le point culminant de la matinée fut sans conteste le discours du président de l’Université, le Dr Jean-Bertrand Aristide. Fidèle à son éloquence, il a su mêler références historiques, appels à la responsabilité citoyenne et touches personnelles. « À l’ombre de nos grenadiers, Minouche et moi sommes ravis de vous saluer vertièrement. (…) Ce matin, en compagnie des unifaristes qualifiés pour obtenir leur diplôme, nous vous accueillons avec cette même noblesse qui porta nos aïeux vers la victoire », a-t-il lancé en ouverture, établissant un pont symbolique avec la bataille fondatrice de l’indépendance haïtienne.

Dans un élan lyrique qui a conquis l’assemblée, il a adressé une dédicace émouvante à son épouse, Mildred Aristide. « Chaque graduation nous invite à composer une symphonie de gratitude spéciale pour une personne spéciale. Cette année, la partition de gratitude est en mi majeur car il s’agit de Minouche », a-t-il confié, insufflant une note d’intimité et de gratitude au cœur de la solennité académique.
Après avoir rendu un hommage mérité aux membres du Conseil d’administration et au corps professoral pour leurs réalisations et leurs exploits pédagogiques, Dr Aristide s’est tourné vers les parents, saluant le poids des sacrifices consentis pour l’éducation des enfants en Haïti. « Nou merite anpil respè pou tout sakrifis nou deja fè paske chay edikasyon ann Ayiti pa janm piti. Plis mwen imajine jan papa ak manman travay di pou edikasyon pitit yo, plis m anvi koube pi ba pou salye kouraj nou e anbrase nou fratènèlman », a-t-il déclaré, provoquant une vague d’émotion et une ovation nourrie dans le public.


C’est avec vigueur que l’ancien Chef d’Etat s’est ensuite adressé aux nouveaux diplômés, les exhortant à incarner une élite responsable. « Vous aspirez légitimement à intégrer l’élite de ce pays. Mais êtes-vous prêts à incarner une élite imaginaire ou celle qui allie science et conscience? Rappelez-vous, pour contribuer à guérir notre pays souffrant de négligence spatiale unilatérale, nos élites ne doivent être ni des anosognosiques politiques ni des analphabètes politiques. » a-t-il martelé, soulignant la nécessité pour eux de se préparer à participer à la gestion de la restitution des 21 milliards de dollars, longtemps contestée par ce qu’il appelle les esclaves mentaux.

Le moment fort du discours fut l’annonce d’une mesure phare. Évoquant la mémoire de sa mère, qui avait offert 100 bourses d’études en 2021, lors de la célébration de son centenaire, Dr Aristide a révélé que 578 étudiants en agronomie en avaient déjà bénéficié. Puis, sous les applaudissements, il a déclaré que les études en agronomie seront désormais entièrement gratuites. Une décision saluée par le public.
La cérémonie, ponctuée par la remise des diplômes et le serment des gradués, a également été rythmée par des intermèdes musicaux, dont des prestations de l’Orchestre Philharmonique de l’UNIFA. Les Unifaristes ont animé l’auditorium avec énergie, ajoutant une touche magique à l’événement. Le public, en liesse, a applaudi, crié et encouragé chaque performance.



Prenant la parole à son tour, Mme Mildred Aristide a présenté ses condoléances au Père Wesner Nérée, avant de saluer la présence de sa fille Michaëlle sur le podium, venue assister à la cérémonie avant de recevoir son doctorat dans deux mois. Elle a également remercié les nombreuses personnalités présentes pour leur engagement et leur soutien à l’Université et à l’Hôpital Universitaire Dr Aristide.

À l’issue de la cérémonie, des étudiants, accompagnés de plusieurs agriculteurs, ont rendu un hommage particulier à la mère du Président Aristide, tandis que les lauréats des différentes facultés étaient officiellement honorés pour leurs réussites académiques et leur parcours exemplaire.

La journée s’est achevée sur une note à la fois artistique et symbolique, avec l’interprétation de la chanson « Au revoir », composée par le Dr Jean-Bertrand Aristide lui-même.
Avec cette 8ème promotion, l’Université de la Fondation Dr Aristide ne célèbre pas seulement la fin d’un cycle. Elle lance un appel solennel à une génération de jeunes professionnels, invités à mettre leurs compétences au service d’une responsabilité nationale renouvelée.















Résultats des épreuves de connaissances de la 1ère session de l’année académique 2025-2026.
Les étudiants de la Faculté de Médecine et des sciences de la santé (FM) et de la Faculté de sciences de réhabilitation (FSR) sont invités à consulter les résultats des épreuves de connaissances de la 1ère session de l’année académique 2025-2026.
Marche à suivre pour accéder à vos notes :
-
L’étudiant se connecte à son compte institutionnel (@unifa-edu.info) en utilisant l’email et le mot de passe qui ont été partagés par son décanat.
-
Une fois connecté, l’étudiant doit introduire son code étudiant en respectant le format requis.
-
Le format du code doit être saisi correctement, par exemple :
-
FM-12-1234
-
FSJP-12-1233.
-
-
Après avoir entré correctement son code, l’étudiant pourra accéder aux informations correspondantes.
UNIFA: un panel d’étudiants scrute le discours du Président Jean-Bertrand Aristide
L’auditorium de l’Université de la Fondation Dr Aristide a accueilli, ce jeudi 5 mars, dans le cadre du « Jeudi de l’UNIFA », un panel d’étudiants représentant les différentes facultés de l’institution. Les intervenants ont examiné l’allocution prononcée par le président de l’Université, le Dr Jean-Bertrand Aristide, lors de la huitième cérémonie de collation de diplômes tenue le 1er mars dernier. À travers leurs interventions, ils ont mis en lumière les dimensions scientifique, pédagogique, sociale et patriotique de ce message.

Les neurosciences au service de l’apprentissage
La première intervention, de Judmé- Amardis Dronald, Faculté de Médecine, axée sur l’aspect médico-neuroscientifique du discours, a mis en lumière le concept de « neurone-conscience » développé par le président. L’étudiant intervenant a expliqué que l’humour pédagogique, favorable à l’apprentissage.
S’appuyant sur des notions de neurosciences, il a évoqué le rôle de la dopamine, neurotransmetteur lié au plaisir et à la motivation, dans le processus d’apprentissage. Selon cette analyse, un environnement académique stimulant et positif favoriserait la connectivité neuronale et renforcerait la mémoire des étudiants.

L’éducation comme levier de justice sociale
Erard Ruthza, Faculté des Sciences Administratives et Économiques, Chrisca Copine, Faculté des Sciences de Réhabilitation, Etienne Lougy Kervin, Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, Lindjy Joseph, Faculté de Génie et d’Architecture, Stéphane Celestin, Faculté de Pharmacie et des Sciences Biomédicales, Ludjina Bérénice, Faculté d’Odontologie, Kaïla François, Faculté des Sciences de la Nature et de l’Agriculture, ont souligné la dimension sociale du discours. Pour eux, l’éducation doit être considérée comme un instrument de réduction des inégalités et de promotion de l’égalité des chances.
Dans cette perspective, l’annonce de la gratuité des études à la Faculté des Sciences de la Nature et de l’Agriculture (FSNA) a été présentée comme un exemple concret de cette vision. Cette mesure vise notamment à encourager la formation de jeunes agronomes capables de contribuer au développement agricole du pays et à la réduction de la dépendance alimentaire.
Les panélistes ont ainsi insisté sur la responsabilité des diplômés : utiliser leurs connaissances pour servir la société et participer à la reconstruction d’Haïti.
Un appel au patriotisme et à la responsabilité
Le panel s’est également attardé sur la dimension patriotique du discours. À travers une métaphore inspirée du football — le « carton jaune » et le « carton rouge » — le Président Aristide aurait voulu illustrer les conséquences des comportements irresponsables au sein de la société.
Selon les intervenants, cette image symbolise l’idée que chaque citoyen doit assumer ses actes et agir dans l’intérêt collectif. Le patriotisme, ont-ils souligné, ne se limite pas à des déclarations d’intention : il exige un engagement concret et éthique en faveur du bien commun.

Gratitude, excellence et amour au cœur du message
La gratitude a également constitué un thème central de la réflexion. Les étudiants ont rappelé que Dr Aristide avait exprimé sa reconnaissance envers les membres du conseil d’administration, le corps professoral, les parents des diplômés ainsi que son épouse, Mildred Aristide.
Pour les panélistes, cette reconnaissance traduit une vision de l’université fondée sur la solidarité et l’engagement collectif. Le discours a également insisté sur la quête de l’excellence et sur la discipline nécessaire pour atteindre la réussite académique.
Enfin, plusieurs intervenants ont souligné la place importante accordée à l’amour — amour des parents, amour de la patrie et amour du savoir — présenté comme une valeur fondamentale guidant la mission éducative de l’Université de la Fondation Dr Aristide.
Une invitation à l’engagement des jeunes
Au terme des différentes interventions, les participants ont souligné que le discours du Président Aristide dépassait le cadre d’une simple allocution de graduation. Il constitue, selon eux, un appel adressé à la jeunesse haïtienne afin qu’elle mette son intelligence, ses compétences et sa conscience au service du pays.

Cette édition du « jeudi de l’UNIFA » s’est ainsi voulue un espace de dialogue et de réflexion, où les étudiants ont pu approfondir les idées exprimées lors de la cérémonie du 1er mars et réaffirmer leur engagement à contribuer au développement d’Haïti.

FACULTÉ DES SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES
Tabarre, le 3 Mars 2026
NOTE
Le Décanat de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) annonce avec infiniment de peine la triste nouvelle du décès de Me Jean-Baptiste BLANCHARD, membre du Décanat, survenu le 3 mars 2026.
Il a servi l’institution avec dévouement, intégrité et professionnalisme. Son engagement envers la communauté universitaire restera gravé dans nos mémoires.
En cette pénible circonstance, le Décanat de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, le Conseil d’Administration de l’Université, le Rectorat et le Corps professoral présentent leurs sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à toute la communauté universitaire.
Que l’âme de Me Jean-Baptiste BLANCHARD repose en paix.
Me Joselaine MANGNAN ASIQUE Doyenne FSJP
Discours du Président de l’UNIFA
Dr Jean-Bertrand Aristide
Graduation – 1er Mars 2026
NEURONE CONSCIENCE
Distingués Membres du Conseil d’Administration de l’UNIFA,
Distingués Membres du Rectorat, des Décanats et du Corps professoral,
Monsieur le Vice-Recteur de l’Université Quisqueya,
Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université d’Etat d’Haïti,
Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université Quisqueya,
Distingués Membres de la Direction de notre Hôpital Universitaire,
Très chers amis du 11me Département,
Distingués invités, chers parents,
Très chers Récipiendaires, très chers Unifaristes,
Distingués musiciens de l’Orchestre philharmonique de l’UNIFA,
Chers amis de la presse,
Mesdames, Messieurs,
A l’ombre de nos Grenadiers, Minouche et moi sommes râvis de vous saluer vertièrement.
Le 18 Novembre 2025, pour obtenir sa qualification, notre équipe nationale a gagné avec la ferveur victorieuse de Vertières. Ce matin, en compagnie des Unifaristes qualifés pour obtenir leur diplôme, nous vous accueillons avec cette même noblesse qui porta nos Aïeux vers la victoire. A vous tous, distingués invités, nous adressons cette chaleureuse bienvenue, empreinte de respect et de fierté. Votre présence nous honore profondément et mérite d’être saluée par un tonnerre d’applaudissements.
Que la joie de notre 8me graduation inonde vos coeurs et illumine les beaux rêves de nos 6048 étudiants (es) en Médecine, Sciences Infirmières, Odontologie, Sciences de Réhabilitation, Pharmacie et Sciences Biomédicales, Sciences Juridiques et Politiques, Génie et Architecture, Sciences Economiques et Administratives, Sciences de la Nature et de l’Agriculture, Education Permanente.
Chaque graduation nous invite à composer une symphonie de gratitude spéciale pour une personne spéciale. Cette année, la partition de gratitude est en Mi Majeur car il s’agit de Minouche. Dans cette symphonie, chère Minouche, les valeurs exceptionnelles que tu incarnes, telles que l’intégrité et la bienveillance, résonnent comme les violons les plus mélodieux de l’orchestre. Ton amour passionné pour l’UNIFA et le fond harmonique de cette symphonie constituent des accords parfaits. Leurs vibrations reflètent la beauté resplandissante de cette célébration. Merci, merci du fond du coeur. Puissent nos mains exprimer ces sentiments unifaristement!
Distingués Membres du Conseil,
Votre générosité transcende les remerciements, mais la gratitude que vous inspirez brûle en nous avec une constance indélébile. Vos dons jaillissent comme une source intarissable. A travers le campus sportif, dont la clôture et celle du dortoir s’étendent sur 1735 mètres linéaires, vous offrez aux étudiants un cadre sécurisant et un environnement propice au développement de leur potentiel cognitif. Recevez un merci qui épouse l’ampleur de cette protection périmétrique. De même, en contribuant à former des citoyens honnêtes, dignes et intègres, vous offrez à la nation haïtienne des colonnes vertébrales. Nous en avons besoin. Il faut absolument doter la nation de colonnes vertébrales droites et inébranlables. Quel honneur d’admirer en vous cette ossature éthique! Respect et bravo à vous!
S’il faut 200 à 300 millisecondes pour que le cerveau reconnaisse un sourire, vous aurez déjà perçu combien mon visage est illuminé par la gratitude. Sans stéthoscope, j’écoute néanmoins les pulsations de vos coeurs dilatés par cette joie et, bien sûr, le nôtre répond en écho: merci, merci, mille fois en une salve d’applaudissements!
Monsieur le Vice Recteur,
Messieurs les Doyens des Facultés de Médecine de l’Université d’Etat d’Haïti et de l’Université Quisquéya,
Distingués Membres du Corps professoral de l”UNIFA,
Vos succès académiques attestent de votre excellence. Vos exploits et les choix pédagogiques de l’UNIFA confirment une vérité qu’il importe de partager avec tous les éducateurs: le cerveau de l’étudiant est fondamentalement ludique, il aime apprendre par le jeu. Merci infiniment d’avoir toujours synchronisé rigueur académique et humour pédagogique.
Ekwasyon ekilibre sa fè Toto gen tan di: Yon dòz lasyans plis
Yon dòz relaks egal yon UNIFA ki pral pi popilè pase TikTòk.
Donk pou Toto, se yon UNIFA moun pra l gade plis pase TikTòk.
Chers Professeurs,
Vos nombreux talents, certes, contribuent à édifier ce temple du savoir où se dessinent des courbes ascendantes: la dopamine peut s’élèver de 40 à 100 %, et la connectivité neuronale peut augmenter d’environ 25 %. Grâce à vous, chaque salle de classe reflète un creuset scientifique où s’épanouissent le cerveau et les neurones conscience.
Eminents Professeurs, vous qui explorez ces voies les plus nobles par lesquelles l’inttelligence se déploit, recevez, au-delà des applaudissements, un standing ovation de votre UNIFA, la prestigieuse. Oui, votre pretigieuse université, celle qui vous admire unifaristement. Encore une fois, merci de tout coeur et chapeau!
Chers parents,
Youn nan pi bèl rèv Grenadye yo se te kalifye pou mondyal la.
Demèm, youn nan pi bèl rèv ke nou menm paran te genyen,
Se gradyasyon pitit nou; kòm tou 2 bèl rèv sa yo reyalize,
Nou fè 2 kabès e nap manifeste lajwa sa ak yon bravo marasa.
Nou merite anpil respè pou tout sakrifis nou deja fè
Paske chay edikasyon an Ayiti pa janm leje.
Plis mwen imajine jan papa ak manman travay di
Pou edikasyon pitit yo, plis m anvi koube pi ba pou
Salye kouraj nou e anbrase nou fratènèlman.
Si pwovèb la di: kote ki gen chenn pa gen kou,
Nan gradyasyon UNIFA, kou paran yo toujou
Gen bèl chenn lanmou ki fèt ak may:
Je t’aime manmie, je t’aime papi.
E meday ki pandye nan chenn lanmou sa yo
Pa fèt ni an bronz, ni an ajan men an nòòr.
Wi, lò ki rele lò; lò ki pa ret ak lò paske
Se lò ki raple nou chak paran se yon boul lò.
Yon lòt bèl bèl rèv ekip nasyonal la genyen, se kale Brezil.
Konsa tou, m sèten nou menm paran, nou gen lòt bèl rèv tou.
Se pou sa, UNIFA avè mwen swete pou ni Grenadye yo,
Ni nou menm paran, nou ranpòte laviktwa sou tout advèsè
Nou pral rankontre sou wout nou, espesyalman ekip foutbòl
Ke tout Ayisyen ki bò isit oubyen aletranje ta renmen kale a.
Viv yon Ayiti-Brezil kap mate balon fratènite a chak jou pi wo!
Chers Récipiendaires,
Si nos yeux admirent la beauté de vos tenues et coiffures, ils ne peuvent hélas percevoir les métamorphoses de votre cerveau. En fait, vos plus beaux changements échappent au regard. Enumérons avec joie quelques unes de ces métamorphoses invisibles.
Au cours de votre cycle d’étude à l’UNIFA, votre matière grise a sans doute augmenté d’environ 2 à 3 %, sculptant dans votre cortex des sillons nouveaux qui vous permettent de développer votre intelligence. Dans les circuits de votre mémoire, plus de 700 nouveaux neurones sont nés chaque jour. Ceux qui ont survécu ont nourri votre mémoire tout au long du chemin vers la graduation, ce beau rêve que vous avez toujours carressé. Sans ces nouveaux neurones, et ce que moi, j’appelle les neurones conscience, votre parcours académique n’aurait pas été si riche. Anfèt, sin pa rich an dola vèt, nou rich an konesans, paske konesans se richès. Ochan pou nou!
Chers Récipiendaires,
Chaque nuit blanche consacrée aux études, chaque ouvrage patiemment sruté, chaque équation résolue, a gravé une trace lumineuse dans vos réseaux neuronaux. Comme vous le savez, au terme d’un parcours académique, le cerveau célèbre sa métamorphose silencieuse. La force synaptique peut alors s’élever de près de 150 % après un apprentissage intense. Ces changements au niveau cérébral sont en corrélation avec la maturation de votre conscience professionnelle et le miracle invisible qui s’accomplit, jour après jour, sur ce campus. Puisse la plasticité neuronale affûter continuellement votre regard scientifique.
Donk, se pa tèt kale se je kale; se pa kale tèt,
Se kale je anba limyè syans ak konsyans.
M pa sezi wè jan gradyasyon nou an chaje
Ak “gotha, gotha”, je kale. Bravo pou nou!
Et maintenant surgit cette question fondamentale: Pourquoi la terre d’Haïti doit-elle compter sur vous? A la lumière des neurones conscience, la réponse est simple et claire:
Un cerveau qui s’élève doit élever le pays. Un cerveau qui se transforme doit devenir ferment de transformation collective. Oui, à la lumière des neurones conscience, le changement accompli en vous doit désormais s’opérer à travers le corps social.
Vous aspirez légitimement à intégrer l’élite de ce pays. Mais, êtes-vous prêts à incarner une élite imaginaire ou celle qui allie science et conscience? Rappelez-vous, pour contribuer à guérir notre pays souffrant de négligence spatiale unilatérale, nos élites ne doivent être ni des anosognosiques politiques, ni des analphabètes politiques.
Chers Récipiendaires,
A un moment où la restitution, longtemps combattue par les esclaves mentaux, réclame un renouveau pour bien gérer, au moins, les 21 milliards de dollar, préparez-vous, jeunes professionnels intègres et talentueux, à y participer pleinement. A l’instar de Toussaint Louverture, le Génie de la race et de Jean-Jacques Dessalines, Père de la Patrie, il faudra transcender les différences idéologiques, restituer la sécurité, la santé et la justice aux victimes du système neocolonial. Unis par et pour la Patrie commune, nous devrons restituer la dignité de notre Peuple opprimé, appauvri et humilié.
Un milliard de dollars, un seul, suffit à financer:
- 20 hôpitaux modernes de 100 à 150 lits,
- 250 écoles entièrement équipées,
- 5.000 salles de classe rénovée,
- 400 kilomètres de routes neuves,
- Micro-crédit, électricité et de l’eau potable pour notre Peuple.
Avec 21 milliards, imaginez-vous, la nouvelle Haïti peut avoir:
- 420 hôpitaux modernes,
- 250 écoles entièrement équipées,
- 105.000 salles de classe rénovées,
- 400 km de routes neuves,
- Micro-crédit, électricité et de l’eau potable pour notre Peuple.
Se pou sa, ata Toto, wi menm Toto chofe ablan pou
Depi kounye a nou fini nèt nèt ak koze ensekirite a.
Kòm sèjousi, Toto ap prepare l pou l al abitre match
Nan mondyal la, maten an l di m: swiv byen pou wè,
Gòl ensikirite toujou awoutsay. Lè m mande l pouki sa
Ou di gòl ensekirite toujou awoutsay? Toto reponn:
Paske lè w gade nan va, liy ki trase a montre tèt jwè a
toujou awoutsay pandan pye l anndan kare ensekirite a.
E dayè, vrè kapitèn ekip la toujou awoutsay teren an:
Li kache dèyè bèl kostim, bèl kravat ou bèl talon kikit.
Touswit aprè, m mande Toto, pouki sa menm lè match la
Deja nan 90 minit, plis pwolongasyon sou pwolongasyon,
Pa janm gen kout siflè final? Toto reponn, m pa konnen,
Non m pa konnen; men, m gen yon bon zanmi m ki ban m
Bon jan sewòm patriyotik lè li di m: pa gen kout siflè final,
Men pral genyen; e pral genyen kout siflè final, kou Pèp la
Bradsou bradsa ak lapolis, monte teren an ‘vertièrement.’
Kidonk menm jan Grenadye yo te fè l pou kalifikasyon an.
Pèp Ayisyen, jwèt pou nou. Kreyòl pale, Kreyòl konprann!
Nan jwèt demokratik, va se Pèp la e fòk abit la respekte va.
Konsa,
- Pou zotobre ki se gang ak kravat, katon wouj!
- Pou politisyen blofè ki trayi Pèp la, katon wouj!
- Pou kriminèl kap fè kidnaping, katon wouj!
- Pou mechan kap programe lamizè, chomaj ak grangou, katon wouj!
- Pou move je ki refize debloke ni ayewopò ni wout yo: katon wouj.
Si pwovèb la di tout jwèt se jwèt, kwòchèt pa ladan l,
Maten an, nou ka di : tout jwèt se jwèt men jèt mètdam
Pou kontinye bloke avni jenès ayisyèn nan, pa dwe ladan l.
Nan sans sa, konplis ki refize kite lapolis
Libere peyi d Ayiti anba tout gang yo,
Nap ba yo katon jon ou katon wouj?
Katon wouj pou mechan, katon solidarite
Pou tout viktim ki swaf wè bèl Ayiti a!
Ann pwofite ankouraje ni viktim lòt bò dlo ki swaf retounen lakay,
Ni viktim kap soufri bò isit ak yon kokenn aplodisman solidarite.
Ma maman et mes beaux parents, affectuesement papi Milo et manmie Came, sont partis pour le paradis avant de voir cette nouvelle Haïti. Le 6 Mai 2021, lors de la célébration de son centenaire, ma maman a offert 100 bourses d’études. Li di: m ta renmen wè plis timoun vin Agwonòm. Choz di, choz fèt. Men pwomosyon an. Nou envite yo kanpe pou n aplodi yo!
De la célébration de son centenaire à nos jours, 578 étudiants (es) en Agronomie ont bénéficié de cette bourse d’étude. Sa a se twòket nouvèl la. Men chay la:
Ni Christine kap travay e etidye pou l vin medsen,
Ni Michaëlle ki pra l resevwa doktora l nan 2 mwa,
Ni Minouche avè m, nou fè youn ak tout manm konsèy la
Pou anonse nan non manman m: Apati de jodia, tout jèn fi,
Tout jèn gason ka etidye agwonomi nan UNIFA gratis ti cheri.
Humblement, cette bonne nouvelle confirme que les neurones conscience sont nombreux à l’UNIFA. Puissions-nous en promouvoir une croissance exponentielle!
En conclusion,
Chers Récipiendaires, ce n’est qu’un au revoir avant de nous revoir à la bonne adresse : Là où votre Alma Mater vous réserve d’abord de l’amour, puis de l’amour et enfin de l’amour.
Puissiez-vous partager cet amour tout au long de votre carrière et briller comme d’habitude!
Oui brillez et célébrez vos succès au rythme syncopé du compas direct.
Très fière de vous, votre Alma Mater vous embrasse affectueusement et vous souhaite bon voyage! Loin des yeux, près du coeur, son amour exhale un parfum d’éternité. Gravé à jamais dans la paroi de ce coeur qui vous aime, votre nom y demeurera pour toujours.
Unifariste un jour, Unifariste toujours!
Unifariste un jour, Unifariste toujours!
A vous tous que j’aime beaucoup,
Succès, Bonheur et beaucoup d’Amour!
Merci
Le 7 février : entre mémoire historique et fondement démocratique
L’Université de la Fondation Dr Aristide a accueilli, le 12 février 2026, dans le cadre des « Jeudis de l’UNIFA » de l’année, quatre étudiants issus respectivement de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, de la Faculté des Sciences Biomédicales et de Pharmacie, ainsi que de la Faculté de Génie et d’Architecture, pour une réflexion consacrée à la portée politique du 7 février en Haïti. À la lumière des sciences politiques, cette rencontre académique a permis de revisiter un moment charnière de l’histoire nationale : le 7 février 1986.
Pour les intervenants, cette date marque un tournant majeur dans la trajectoire politique haïtienne. Après plusieurs années de dictature, Jean-Claude Duvalier quitte le pouvoir, mettant fin à un système caractérisé par la personnalisation extrême de l’autorité, la répression systématique et la restriction des libertés publiques. Toutefois, ont-ils souligné, la chute d’un régime ne signifie pas nécessairement l’éradication immédiate des pratiques autoritaires. Elle ouvre plutôt un champ de reconstruction, où se posent avec acuité les questions de la légitimité, de l’institutionnalisation et de la refondation de l’ordre politique.
Les étudiants ont structuré leur intervention autour d’une problématique centrale: dans quelle mesure le 7 février peut-il être considéré comme un moment fondateur de la vie politique haïtienne, révélant à la fois la rupture avec la dictature, la quête de légitimité démocratique et les fragilités des institutions?
Trois axes d’analyse ont guidé leurs réflexions:
Le premier axe a présenté le 7 février comme une rupture autoritaire et un point d’entrée dans un processus de transition politique. Le régime des Duvalier reposait sur une concentration du pouvoir entre les mains d’un individu ou d’un cercle restreint, avec un recours constant à la répression et une marginalisation de la participation citoyenne. La chute de Jean-Claude Duvalier en 1986 a ainsi constitué la fin formelle de la dictature. Depuis, le 7 février est devenu la date symbolique d’ouverture de la démocratie haïtienne, consacrée par la Constitution de 1987 comme point de départ et de fin de chaque mandat présidentiel.
Le deuxième axe a mis en évidence la dimension symbolique du 7 février. Entrée dans la mémoire collective comme un moment de bascule historique, cette date a progressivement été institutionnalisée. La Constitution de 1987, amendée en 2011, a fait du 7 février la référence juridique encadrant la temporalité présidentielle. Ce passage du symbole à la norme traduit un processus par lequel un événement historique devient une règle de droit. La loi vient ainsi formaliser et consacrer une date chargée de mémoire collective. Les étudiants ont également relevé que le 7 février est régulièrement mobilisé dans les discours politiques pour légitimer ou délégitimer un pouvoir en place, ce qui témoigne de sa force symbolique persistante.
Enfin, le troisième axe a abordé le 7 février comme principe d’institutionnalisation et mécanisme de légitimation du pouvoir. En fixant constitutionnellement cette date, le système politique haïtien s’est doté d’un repère juridique structurant la temporalité de la présidence et participant à la stabilité du régime démocratique. Le 7 février agit ainsi comme une frontière constitutionnelle, rappelant le caractère limité de l’exécutif et l’obligation d’alternance. Il constitue également une date de reconnaissance institutionnelle et sociale du pouvoir, incarnant l’ordre constitutionnel, la continuité républicaine et le pacte démocratique.
L’investiture du Président Jean-Bertrand Aristide, premier dirigeant élu démocratiquement au suffrage universel en Haïti, le 7 février 1991, est venue renforcer la portée institutionnelle et symbolique de cette date. Elle a consacré le 7 février comme l’expression tangible de la volonté populaire et de la légitimité démocratique. Dès lors, cette date s’est imposée non seulement comme un repère constitutionnel structurant la temporalité du pouvoir exécutif, mais également comme un symbole fort de participation citoyenne et d’alternance politique.
À l’issue des interventions, un débat nourri s’est engagé entre participants et intervenants. L’échange a permis de revisiter les enjeux historiques et institutionnels liés au 7 février, tout en interrogeant les défis contemporains de la démocratie haïtienne.
Au-delà du rappel historique, cette activité académique a mis en lumière l’importance de penser les dates fondatrices non seulement comme des souvenirs, mais comme des structures normatives qui continuent de façonner la vie politique nationale.






