Activités et services ligne

Avis -Club de l’Excellence

Le RECTORAT informe la Direction, les Décanats et le Corps Professoral dans son ensemble, de la mise en place au sein de l’Université, d’un « Club de l’Excellence ». Cette nouvelle structure est conçue dans l’esprit de valoriser les efforts de nos étudiants des différentes Facultés et École. Le Club de l’Excellence regroupe les étudiants ayant obtenu les plus fortes moyennes semestrielles et/ou annuelles.

ANNONCE DE LA SEMAINE SCIENTIFIQUE

Du Lundi 17 au Samedi 22 Mai 2021, se tiendra au Campus de Tabarre, la Semaine Scientifique de l’UNIFA sous le Thème « Diagnostic : Entre Sciences et Escroquerie ? »
Au cours de cet important forum scientifique, Professionnels du terroir et étudiants de l’Institution, partageront leurs réflexions autour de la dite thématique.

Les résidences universitaires de l’UNIFA et le défi d’itinéraire des étudiants.es : un grand remède à un grand mal

Ils/elles sont de plus en plus nombreux.ses à emprunter la voie des études supérieures après avoir bouclé leurs études secondaires. Révolu est le temps où les études supérieures constituait la chasse gardée d’un groupe ou d’une catégorie en particulier. Aujourd’hui, même si les pressions sociales et les conditions défavorables obligent certains.es à renoncer aux longues études, d’autres font fi des constructions et situations sociales, afin d’embrasser cette étape et de fortifier leurs perspectives d’avenir. Cependant, c’est un choix courageux et audacieux par lequel est éprouvé, de multiples façons, quiconque le fait : la question d’itinéraire et des réalités corollaires en sont des exemples parfaits.

La vie estudiantine n’est pas un long fleuve tranquille. La météo ne peut pas prédire à quoi ressemblera tel ou tel jour de la vie d’un.e étudiant.e. La vie estudiantine est faite d’imprévus, de difficultés et de sacrifices, même pour les moins engagés.es, les moins dévoués.es et les ‹‹ là par défaut ››. Il arrive également que le processus d’intégration d’un.e étudiant.e dans le milieu universitaire s’opère lentement et qu’il/elle se rende compte que ses intérêts sont tournés vers d’autres études que celles qu’il/elle a choisies.
Outre les difficultés personnelles auxquelles peut faire face un.e étudiant.e, l’étudiant.e haïtien.ne confronte également celles liées au contexte sociopolitique d’Haïti. Ses études sont bien souvent modelées par le fonctionnement du pays et les problèmes qui en découlent. Ainsi, à côté du haut coût de la vie et de la situation économique précaire, des conditions sanitaires déplorables, du manque de structures et de services, de l’angoisse et de l’anxiété, l’étudiant.e haïtien.ne doit tout au long de ses études combattre un ennemi redoutable qui peut considérablement influencer sa performance académique : son défi d’itinéraire.
Plusieurs facteurs peuvent combiner pour faire du trajet de l’étudiant.e un frein au bon déroulement de ses études. En Haïti, faire le trajet en transport public n’est jamais une partie de plaisir : il/elle est bridé.e par l’inconfort et l’embouteillage qui a le pouvoir de le faire rater ses cours et examens et réduire sa disposition et son attention une fois sur place.
L’étudiant.e anxieux/se, stressé.e, fatigué.e, pressé.e par le temps et la distance en sortant et rentrant chez lui/elle fait plus d’efforts pour briller dans ses études qu’un.e autre qui n’a pas ces soucis comme actif. Pour la première catégorie, c’est un combat sans merci qui se livre entre difficultés du trajet et motivation. Un sondage réalisé permet d’ailleurs de voir qu’en termes de disposition à la révision des cours à la fin de la journée, la barre dépasse rarement la moyenne pour ce groupe d’étudiants.es :
X, (2ème année, Ecole de Physiothérapie) : ‹‹ Sur une échelle de 1 à 10, je dirais 2. Après les cours, je peux passer jusqu’à une heure sans pouvoir trouver un tap-tap pour rentrer chez moi. A mon arrivée, vers les 19 heures, je ne peux rien faire de plus. ››
X, (1ère année, Ecole de Physiothérapie) : ‹‹ 6. Je me lève généralement à 4 heures pour me rendre en cours. En arrivant chez moi, je suis toujours fatiguée. Alors je révise mes notes à l’Université durant les heures creuses. ››
Y, (4ème année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ Je me lève à quatre heures le matin pour me préparer car le trajet est long et fatiguant. Il l’est encore plus lors du retour à cause de l’embouteillage. Je suis 80% disposée à suivre mes cours mais pour les réviser en rejoignant mon domicile, je me tiens à 6 sur l’échelle. ››
Y, (2ème année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ Le trajet m’épuise. Je m’en tiens à 5. ››
Y, (1ère année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ 6. J’arrive tard chez moi parce que parfois je suis obligée de rentrer à pied et je n’ai pas l’électricité. Alors je me lève à 3 heures du matin pour réviser mes notes et me préparer. ››
Y, (4ème année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ Il m’est souvent difficile de trouver un tap-tap : je fais alors une partie du trajet à pied. Dans ces cas-là, j’arrive à des heures tardives. Je dirais donc entre 5 et 7. Tout dépend de l’heure à laquelle j’arrive. ››
Y, (4ème année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ Je me lève à quatre heures pour partir tôt et éviter ainsi les embouteillages. Quand le trafic est fluide, je passe environ une heure et quinze minutes en tap-tap, mais cela n’arrive pas souvent. Le parcours est long et inquiétant. Je rentre tard. Sur une échelle de 1 à 10, je me situe à 5 pour réviser mes cours. ››

Pour la seconde catégorie, la situation est un peu moins compliquée à gérer. La durée du trajet n’étant pas trop longue, ces étudiants.es se fatiguent moins et sont plus disposés.es à répondre aux exigences académiques :
X, (1ère année, Faculté des Sciences Economiques et Administratives) : ‹‹ Mon corps ne se fatigue pas trop durant le trajet. Je me sens en forme pour étudier en rentrant chez moi. Je dirais 7. ››
Y, (1ère année, Ecole de Physiothérapie) : ‹‹ 8. J’ai un parcours qui dure environ 40 minutes même s’il est quelques fois un peu difficile. ››

Consciente que l’itinéraire des étudiants.es représente un enjeu pour leur performance académique, soucieuse de participer de la meilleure manière possible à leur formation et leur épanouissement, l’UNIFA leur ouvre les portes de ses résidences universitaires, situées non loin de notre Campus. L’étudiant.e qui y séjourne n’a donc plus à craindre les monstres du trafic : l’embouteillage, la fatigue et le manque de temps. Il/elle y trouve le calme nécessaire aux études et aux activités intellectuelles. Plus que de former des professionnels et professionnelles, l’UNIFA choisit de contribuer au bien-être des jeunes qui la choisissent.

Photos de la journée de commémoration du 218ème anniversaire de la mort de Toussaint L’Ouverture au 13ème Jeudi de l’UNIFA

Des étudiants.es portant une banderole avec l’inscription ‹‹ Hommage à Toussaint Louverture ››
Me Joselaine Asique Magnan, doyenne de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, introduisant le panel du treizième Jeudi de l’UNIFA
Le panel du treizième Jeudi de l’UNIFA : Les anciens/nes étudiants.es Wanex Dumé, Edwin Alcide, Shaddaëlle Bolière, Guessy Marechal, Lorens Fayo Louimé et Me Island Gouin
Lorens Fayo Louimé, lors de son intervention, lisant un extrait de Haïti – Haitii /Pwezi filozofik pou dekolonizasyon mantal du Président de l’UNIFA
Etudiante de la Faculté de Médecine posant sa question aux intervenants.es