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Soutenance de thèse à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de la Fondation Dr Aristide

UNIFA, soutenance de Larson Eder Achemé comme licencié en droit

Sous la direction de Me Norah Jean François, Me Jean Eugène Pierre Louis et Me Loubens Elysée, respectivement présidente du jury, lecteur critique et directeur de mémoire, Larson Eder Achemé a soutenu, le 15 décembre dernier, à la salle polyvalente de l’Université de la Fondation Dr Aristide, son mémoire pour l’obtention du grade de licencié en droit. Après avoir obtenu une note de 73 sur 100, il est désormais licencié en droit et a l’opportunité de poursuivre ses études dans ce champ disciplinaire.

En présence d’étudiants et d’amis réunis à la salle polyvalente de l’Université de la Fondation Dr Aristide Larson Eder Achemé a bien défendu son mémoire de sortie. « Du statut des couples non-mariés », tel a été le sujet de recherche de Larson Eder Achemé. Un sujet qui a retenu l’attention des membres du jury qui n’a pas été du tout clément à son égard.

Selon les statistiques présentées par l’étudiant, en Haïti le nombre de personnes placées avoisine les 59%. Malgré le nombre important de ce groupe, il n’y a pas encore un texte de loi traitant spécifiquement leurs situations. Certaines lois dans le droit positif haïtien parlent de couples non-mariés. Malgré la stabilité et l’air émerillonné qu’on peut lire sur le visage des placés, ils sont ravagés par une grande inquiétude ; il s’agit de la question de la séparation des biens. C’est pour cela qu’il est conseillé aux « couples placés » de conserver les fiches de transactions. En absence de fiche ou de titre de propriété, le placé ne va pas pouvoir faire valoir ses droits en justice.

Larson Eder Achemé explique que dans le plaçage, la séparation de biens est souvent source de conflit. Cela crée souvent des déchirements regrettables. Le plus souvent, ajoute-t-il, la partie la plus faible économiquement est la grande perdante. Dans la société haïtienne, l’homme en général se charge de tout ce qui concerne les achats. Ce qui fait que les fiches et les titres mentionnent uniquement le nom de l’homme. À la dissolution de l’union, par la rupture ou par la mort, la femme,  même si c’est elle qui était à l’origine des fonds, ne va rien en bénéficier.

L’étudiant-chercheur a fait usage de plusieurs textes de lois pour étayer ses points de vue sur le sujet. Il a surtout fait mention de l’article 260 de la Constitution haïtienne qui fait l’obligation aux autorités établies de prendre des mesures en vue de protéger la famille,  qu’elle soit constituée ou non dans les liens du mariage.

Dans la société haïtienne, lorsqu’on parle de couples non-mariés, on fait référence, soit aux couples concubins ou aux couples placés. Selon le nouveau licencié, les juristes et les avocats ont toujours tendance à les confondre, pourtant ils sont différents l’un de l’autre. « En Haïti, le plaçage est traité en grande partie par la coutume et la coutume prévoit des rites, des formalités à remplir pour se mettre en plaçage », a-t-il soutenu ajoutant que le plaçage qui est l’union par excellence en Haïti est appelé mariage coutumier en raison de son rapprochement du mariage. La seule chose qui les différencie, c’est la portée officielle qui y est absente.

Pour le nouveau licencié de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, la soutenance de ce travail de recherche lui sert de stimulant pour approfondir ses connaissances dans le champ du droit civil. Ainsi, tous les Unifaristes souhaitent du succès continu à Larson Eder Achemé.


Le 15 décembre 2021, l’étudiant Larson Eder Achemé de la Faculté des Sciences  Juridiques et Politiques a soutenu sa mémoire  pour l’obtention de son grade de licencié en droit.

Issu de la promotion 2015-2019  et sous la direction de Me Loubens Elysée, Larson Eder Achemé a réalisé son travail de mémoire et l’a soutenu sous le thème « Du statut des couples mariés au regard de la législation haïtienne ».

De gauche à droite, Me  Blanchard Jean Baptiste présentant les trois membres du jury : Me Eugène Pierre Louis, Me Norah Jean Francois et Me Loubens Elysée.


L’impétrant Larson Eder Achemé argumentant et soutenant sa thèse sur le Statut des couples mariés en Haïti.


Les membres du jury face à une assistance composée de professeurs et d’étudiant-tes de l’UNIFA.


Une vue de l’assistance au moment de la soutenance. À la première rangée, de gauche à droite: Mme Mildred Aristide, Dr. Dodeley Sévère, Me Joselaine Mangnan, doyenne de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques et Me Blanchard Jean Baptiste.


La présence et l’attention des autres étudiants  comme leitmotiv et stimulant à  l’apprentissage.


 

Les étudiants de 1ere année de la Faculté des Sciences de la Nature et de l’Agriculture (FSNA) en Stage à la ferme agricole de l’Institution.

Les résidences universitaires de l’UNIFA et le défi d’itinéraire des étudiants.es : un grand remède à un grand mal

Ils/elles sont de plus en plus nombreux.ses à emprunter la voie des études supérieures après avoir bouclé leurs études secondaires. Révolu est le temps où les études supérieures constituait la chasse gardée d’un groupe ou d’une catégorie en particulier. Aujourd’hui, même si les pressions sociales et les conditions défavorables obligent certains.es à renoncer aux longues études, d’autres font fi des constructions et situations sociales, afin d’embrasser cette étape et de fortifier leurs perspectives d’avenir. Cependant, c’est un choix courageux et audacieux par lequel est éprouvé, de multiples façons, quiconque le fait : la question d’itinéraire et des réalités corollaires en sont des exemples parfaits.



La vie estudiantine n’est pas un long fleuve tranquille. La météo ne peut pas prédire à quoi ressemblera tel ou tel jour de la vie d’un.e étudiant.e. La vie estudiantine est faite d’imprévus, de difficultés et de sacrifices, même pour les moins engagés.es, les moins dévoués.es et les ‹‹ là par défaut ››. Il arrive également que le processus d’intégration d’un.e étudiant.e dans le milieu universitaire s’opère lentement et qu’il/elle se rende compte que ses intérêts sont tournés vers d’autres études que celles qu’il/elle a choisies.

Outre les difficultés personnelles auxquelles peut faire face un.e étudiant.e, l’étudiant.e haïtien.ne confronte également celles liées au contexte sociopolitique d’Haïti. Ses études sont bien souvent modelées par le fonctionnement du pays et les problèmes qui en découlent. Ainsi, à côté du haut coût de la vie et de la situation économique précaire, des conditions sanitaires déplorables, du manque de structures et de services, de l’angoisse et de l’anxiété, l’étudiant.e haïtien.ne doit tout au long de ses études combattre un ennemi redoutable qui peut considérablement influencer sa performance académique : son défi d’itinéraire.

Plusieurs facteurs peuvent combiner pour faire du trajet de l’étudiant.e un frein au bon déroulement de ses études. En Haïti, faire le trajet en transport public n’est jamais une partie de plaisir : il/elle est bridé.e par l’inconfort et l’embouteillage qui a le pouvoir de le faire rater ses cours et examens et réduire sa disposition et son attention une fois sur place.

L’étudiant.e anxieux/se, stressé.e, fatigué.e, pressé.e par le temps et la distance en sortant et rentrant chez lui/elle fait plus d’efforts pour briller dans ses études qu’un.e autre qui n’a pas ces soucis comme actif. Pour la première catégorie, c’est un combat sans merci qui se livre entre difficultés du trajet et motivation. Un sondage réalisé permet d’ailleurs de voir qu’en termes de disposition à la révision des cours à la fin de la journée, la barre dépasse rarement la moyenne pour ce groupe d’étudiants.es :

X, (2ème année, Ecole de Physiothérapie) : ‹‹ Sur une échelle de 1 à 10, je dirais 2. Après les cours, je peux passer jusqu’à une heure sans pouvoir trouver un tap-tap pour rentrer chez moi. A mon arrivée, vers les 19 heures, je ne peux rien faire de plus. ››

X, (1ère année, Ecole de Physiothérapie) : ‹‹ 6. Je me lève généralement à 4 heures pour me rendre en cours. En arrivant chez moi, je suis toujours fatiguée. Alors je révise mes notes à l’Université durant les heures creuses. ››

Y, (4ème année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ Je me lève à quatre heures le matin pour me préparer car le trajet est long et fatiguant. Il l’est encore plus lors du retour à cause de l’embouteillage. Je suis 80% disposée à suivre mes cours mais pour les réviser en rejoignant mon domicile, je me tiens à 6 sur l’échelle. ››

Y, (2ème année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ Le trajet m’épuise. Je m’en tiens à 5. ››

Y, (1ère année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ 6. J’arrive tard chez moi parce que parfois je suis obligée de rentrer à pied et je n’ai pas l’électricité. Alors je me lève à 3 heures du matin pour réviser mes notes et me préparer. ››

Y, (4ème année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ Il m’est souvent difficile de trouver un tap-tap : je fais alors une partie du trajet à pied. Dans ces cas-là, j’arrive à des heures tardives. Je dirais donc entre 5 et 7. Tout dépend de l’heure à laquelle j’arrive. ››

Y, (4ème année, Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé) : ‹‹ Je me lève à quatre heures pour partir tôt et éviter ainsi les embouteillages. Quand le trafic est fluide, je passe environ une heure et quinze minutes en tap-tap, mais cela n’arrive pas souvent. Le parcours est long et inquiétant. Je rentre tard. Sur une échelle de 1 à 10, je me situe à 5 pour réviser mes cours. ››



Pour la seconde catégorie, la situation est un peu moins compliquée à gérer. La durée du trajet n’étant pas trop longue, ces étudiants.es se fatiguent moins et sont plus disposés.es à répondre aux exigences académiques :

X, (1ère année, Faculté des Sciences Economiques et Administratives) : ‹‹ Mon corps ne se fatigue pas trop durant le trajet. Je me sens en forme pour étudier en rentrant chez moi. Je dirais 7. ››

Y, (1ère année, Ecole de Physiothérapie) : ‹‹ 8. J’ai un parcours qui dure environ 40 minutes même s’il est quelques fois un peu difficile. ››



Consciente que l’itinéraire des étudiants.es représente un enjeu pour leur performance académique, soucieuse de participer de la meilleure manière possible à leur formation et leur épanouissement, l’UNIFA leur ouvre les portes de ses résidences universitaires, situées non loin de notre Campus. L’étudiant.e qui y séjourne n’a donc plus à craindre les monstres du trafic : l’embouteillage, la fatigue et le manque de temps. Il/elle y trouve le calme nécessaire aux études et aux activités intellectuelles. Plus que de former des professionnels et professionnelles, l’UNIFA choisit de contribuer au bien-être des jeunes qui la choisissent.

Soutenance de Mémoire

Soutenance de Mémoire
Faculté des Sciences Juridiques et Politiques
Jeudi 16 Janvier 2020

        Le fonctionnement de la société anonyme, domaine par excellence des innovations les plus importantes et les plus modernes, est dominé par la règle de la majorité dans les organes de gestion et délibérants, selon laquelle toutes les décisions sont prises à la majorité simple ou qualifiée. Dans ce contexte, les intérêts des actionnaires minoritaires, c’est-à-dire ceux qui ne détiennent pas une fraction de capital suffisante pour contre balancer le pouvoir des majoritaires se trouvent parfois sacrifiés.

       Face à cet état de fait, Mlle Island GOUIN, Graduée de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques a soutenu ce Jeudi 16 Janvier 2020,  La protection des droits des Actionnaires dans les sociétés anonymes en Haïti. Face à un Jury composé de Me Emmanuel Delva, Me Camille Fièvre et Me David Lafortune, Mlle Gouin a présenté avec passion et assurance, son travail. (suite…)

Nwèl san Nwèl

Nwèl san Nwèl

Lundi 23 Décembre 2019

Mots de Bienvenue par Mme Mildred Aristide.

7ème Soutenance de mémoire

La Constitution du 29 mars 1987 définit clairement la responsabilité et le rôle du pouvoir législatif dans le système démocratique haïtien. Ce Parlement dispose du pouvoir de discuter et de voter des lois. Il a aussi pour mission de voter le budget de l’État et de contrôler le pouvoir exécutif, autrement dit, surveiller la bonne marche de toutes les institutions de l’État. Car le système politique haïtien est un régime semi-parlementaire. Ledit régime fait injonction à ce que le pouvoir exécutif soit redevable par-devant la grande assemblée parlementaire en vue de légitimer le choix du gouvernement selon l’article 158 de cette Constitution. Au regard de la constitution et du mépris des lois ouvertement démontré par les parlementaires, Mlle Roselaure DESIMO a soutenu « Les défaillances du contrôle parlementaire de l’action gouvernementale depuis 1987 : une entrave à l’effectivité de l’État de droit en Haïti » ce vendredi 28 Juin 2019 à l’UNIFA. (suite…)

6ème Soutenance de thèse

En Haïti, comme dans toute société post dictatoriale, la revendication du fonctionnement d’un État de droit a été une constante qui a traversé tout le mouvement démocratique après l986. Le retour à la démocratie ne pouvait se concevoir en dehors du retour à l’État de droit démocratique. Les diverses couches de la société, les unes quelquefois plus éclairées, les autres avec une vague vision, brandissaient ce concept comme drapeau de lutte. Toujours dans cette philosophie, Mlle Kimberly CHERICHEL a soutenu « Etat de droit en Hait : Enjeux et perspectives (de 1987 à nos jours)» au campus de l’UNIFA, ce lundi 24 Juin 2019. (suite…)

5ème Soutenance de thèse

Sur le marché de l’immobilier, la cherté est devenue la norme. La flambée des prix ronge le pouvoir d’achat et les conditions de vie d’une population déjà décapitalisée par la corruption. Nombre de citoyens et analphabètes politiques ignorent leurs droits. Désireuse d’apporter des éléments de réponse à à cette situation critique, Mlle Stéphanie Désir a présenté « L’impact de la précarisation du secteur immobilier sur le droit au logement en Haïti » comme mémoire de sortie , ce Jeudi 6 Juin 2019 au Campus de l’Université de la Fondation Dr Aristide. (suite…)

Le deni du droit à l’alimentation en Haiti

Après avoir bouclé 4 ans d’études, vient le moment pour l’étudiant en Sciences Juridiques et Politiques de préparer et de soutenir son mémoire de sortie. A l’occasion, un jury composé de trois membres est constitué pour sanctionner la présentation du travail de l’exposant et, en cas d’obtention de la note de passage, un procès-verbal en est dressé puis acheminé auprès des instances habilitées à décerner le grade de Licencié en Droit à l’impétrant.

Joseph Jacques Hébreux est le premier des 13 récipiendaires de la cérémonie de graduation qui s’est tenue à l’Université de la Fondation Dr Aristide le 18 mars 2018 à s’être lancé dans cette aventure permettant d’élargir ses horizons et d’accéder aux métiers du droit et de la justice. (suite…)

Photos de la première soutenance de thèse à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques

La Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’Université de la Fondation Dr Aristide (UNIFA) a organisé la première Soutenance de mémoire de l’étudiant Joseph Jacques HEBREUX ce jeudi 3 mai 2018 à midi à la salle polyvalente du Campus. (suite…)