Les Débuts ligne

L’Université de la Fondation Dr. Aristide (UNIFA) est le fruit de la détermination d’hommes et de femmes regroupés au sein de cette institution vouée à la promotion de la démocratie, de la culture et de la science. Conscients de la place de l’éducation supérieure dans le développement intégral de la nation, ces personnalités ont décidé d’offrir aux fils et aux filles du pays, l’opportunité d’entreprendre des études supérieures de qualité. Une place spéciale allait être réservée aux jeunes de la paysannerie et des nombreuses zones défavorisées du pays.

L’UNIFA a vu le jour en 2001. La première structure à ouvrir ses portes a été la Faculté des Sciences de la Santé. Elle reflète la croissance d’une coopération fructueuse et d’un partenariat dynamique regroupant les secteurs privé et public, nationaux et internationaux. Que les gouvernements cubains et taïwanais, particulièrement, soient ici remerciés.

Les premiers 125 étudiants de l’UNIFA ont été recrutés sur la base de pré-requis académiques rigoureux, de l’équité de genre et d’une représentation stricte de tous les départements géographiques du pays. Le Conseil de l’UNIFA a inclus ce critère de sélection afin de promouvoir l’intégration effective de tous les segments de la population dans le projet. De talentueux jeunes haïtiens issus des zones rurales, se trouvant auparavant dans l’impossibilité de poursuivre des études supérieures et, plus particulièrement, de fréquenter l’Ecole de Médecine de l’Université d’Etat, avaient leur place à l’UNIFA. Guidée par cette vision, l’Université s’est mise à la recherche de jeunes, hommes et femmes de milieux pauvres ou modestes, acceptant de s’engager à retourner travailler dans leurs communautés, sitôt leurs études achevées. Ainsi, tout en créant de nouvelles opportunités dans le domaine de l’éducation, l’UNIFA répondait à un besoin désespéré en personnel médical dans les zones éloignées.

Cette première classe de 125 étudiants a commencé sa formation médicale dans les locaux abritant la Fondation. Pendant trois mois, un cours intensif d’espagnol leur était dispensé. Tandis que le Doyen, le Dr Yves Polynice, né en Haïti, arrivait d’Allemagne, les professeurs de la Faculté de médecine venaient eux, de Cuba.

Les études étaient gratuites à l’UNIFA. En plus des bourses qui leur étaient accordées, tous les étudiants avaient accès au transport gratuit ainsi qu’à un repas chaud servi à la cafétéria de l’Université. Leur apprentissage était guidé par les normes académiques et scientifiques élevées ainsi que par les principes moraux et les valeurs universelles.

En 2002, la construction du campus devant abriter la Faculté des Sciences de la Santé ainsi que d’autres facultés et structures telles que bibliothèques, résidences pour professeurs et étudiants, complexe sportif, et autres a débuté à Caradeux, Tabarre.

En octobre de cette même année, une deuxième promotion d’étudiants a été recrutée sur la base des deux principaux critères retenus lors du premier recrutement: égalité de genre et représentation de chacun des dix départements géographiques du pays.

En 2003, à la fin de la première phase de construction du campus de l’UNIFA, étudiants et professeurs s’y sont installés. L’ouverture du nouveau campus avait créé beaucoup d’optimisme et d’attentes chez tout un chacun. Les demandes d’admission provenant de nouveaux bacheliers, la plupart issus des secteurs les plus défavorisés de la population, avaient plus que triplé. A ce stade, tant du point de vue académique que de la gouvernance, l’Université était déjà une réussite institutionnelle. Ces résultats étaient dus tant à la haute qualité du corps professoral de l’UNIFA qu’à l’attachement du Conseil de l’Université, des étudiants et du personnel administratif à la vision stratégique globale du projet.

Un troisième groupe d’étudiants avait rejoint l’UNIFA en octobre de cette année 2003. Pendant cette même période, un nouvel hôpital universitaire affilié à l’UNIFA, l’Hôpital de la Paix, ouvrait ses portes à Delmas 33. Les étudiants de troisième année de l’Université devaient s’y retrouver pour commencer leur internat, bouclant ainsi le premier cycle de leurs études de médecine.