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Hommage à Toussaint Louverture : Commémoration du 218ème anniversaire de la mort de Toussaint Louverture au 13ème Jeudi de l’UNIFA

Dans la matinée du 7 avril 1803, après huit mois de captivité et une santé chancelante, sous la demande d’un gardien, un chirurgien et son assistant allaient faire le constat de la mort du Précurseur de l’Indépendance d’Haïti. Que devons-nous retenir de la vie et de la mort de Toussaint L’Ouverture ? La haute portée pour notre nation de cette figure, symbole de courage, a été la toile de fond du panel de ce Jeudi de l’UNIFA, à l’Auditorium de l’Institution.

Six anciens/anciennes étudiants.es de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’UNIFA, introduits.es par la Doyenne de ladite Faculté, Me Joselaine Asique Mangnan, ont constitué le panel de ce jeudi 8 avril 2021. Panel qui a rendu un bel hommage à la vie et à la mort de ce grand homme qui a marqué son temps, qui a marqué le monde, qui a marqué l’Histoire et dont la mémoire perdurera car les idéaux qu’il prônait vivant sont universels et se conjuguent à tous les temps.
Wanex Dumé, Edwin Alcide, Shaddaëlle Bolière, Guessy Marechal, Lorens Fayo Louimé et Me Island Gouin ont pris la parole pour parler de Toussaint L’Ouverture, de sa vision et de son combat contre le système colonialiste et esclavagiste instauré à Saint-Domingue. Système dont l’un des piliers est le Code Noir, lois visant à régler les problèmes qui découlent de l’esclavage dans les colonies de la Métropole française, tout en mettant en place des outils pour renforcer le problème lui-même : l’esclavage et la colonisation. C’était donc une situation qui contredisait ces supposées tentatives de solutions.
‹‹ Haïti – Haitii /Pwezi filozofik pou dekolonizasyon mantal ››, livre publié par le Président de l’UNIFA, le Dr Jean-Bertrand Aristide, en 2010, a servi de texte de référence à ces étudiants.es pour leurs réflexions autour de la question du Code Noir, qui se voulait par moment humain, prétextant se pencher sur le sort des esclaves noirs de Saint-Domingue tandis qu’il est, dans son ensemble, un aiguillon dans les yeux et un fouet dans leurs côtés.
Tous et toutes ont rappelé la fougue et l’intelligence avec laquelle Toussaint L’Ouverture a voulu vaincre les actions posées à l’encontre des Noirs esclaves de Saint-Domingue, alors que son épingle était au préalable tirée du jeu et qu’il bénéficiait du statut quo. Ils ont aussi fait retentir son dernier cri, cri de foi en un avenir digne pour les noirs qui rêvent de leur liberté arrachée par les colons : ‹‹ En me renversant, vous n’avez abattu que le tronc de l’arbre de la liberté des noirs de Saint-Domingue. Il repoussera par ses racines car elles sont profondes et nombreuses ››.

Photos de la Graduation du 14 mars 2021

Les porteurs de drapeaux qui ont débuté la procession d’entrée des récipiendaires à l’auditorium
La chorale de l’UNIFA, prête à entonner l’hymne national et celui de l’UNIFA, après l’entrée des récipiendaires
Le Président de l’UNIFA lors de son discours de circonstance
Une vue partielle des récipiendaires écoutant avec attention le discours du Président de l’UNIFA
Un récipiendaire de la Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé recevant son parchemin des mains du Président de l’UNIFA
Une grande joie pour Sabienty Michel, récipiendaire en Sciences infirmières, de recevoir son parchemin des mains du Président de l’UNIFA
Un récipiendaire de l’Ecole de Physiothérapie recevant son parchemin du Président de l’UNIFA
Shaddaëlle Rose Marie Bolière, récipiendaire de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, toute souriante, reçoit son diplôme des mains du Président de l’UNIFA
De la gauche vers la droite : les gradués.es en Médecine et Sciences de la Santé, les graduées en Sciences infirmières, ceux/celles en Physiothérapie et en Sciences Juridiques et Politiques (vue partielle du podium) ayant reçu leurs parchemins
‹‹ Ne soyez pas surpris si ce matin, je parlerai de la neuroscience du bonheur. En effet, de l’intelligence humaine à l’intelligence artificielle, les scientifiques nous révèlent un potentiel cognitif remarquable. Nos facultés mentales nous ouvrent un monde nouveau où, jour après jour, nous pouvons acquérir de nouvelles connaissances. Au moment où chez nous, la dictature accélère la descente aux enfers, la neuroscience du bonheur nous interpelle. Chers Récipiendaires, vous rêvez sans doute de bonheur et de plénitude. C’est normal. Il y a relativement peu de temps, vous étiez en première année. Votre intelligence et votre détermination vous ont conduits à ce sommet de gloire. Et oui, voilà, aujourd’hui, vous terminez ce cycle d’études en apothéose ›› : Extrait du discours du Président de l’UNIFA.
Le Dr Dodley Sévère, Responsable des Affaires Académiques, qui leade les prestations de serment des récipiendaires
Prestation du serment d’Hippocrate des récipiendaires de la Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé
Prestation du serment de Florence Nightingale des récipiendaires de la Faculté des Sciences infirmières
Prestation de serment des récipiendaires de l’Ecole de Physiothérapie
Prestation de serment des récipiendaires de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques
Les docteures Menvy Benjamen et Mitchana Alexandre, lauréates de leurs promotions
La Doyenne de la Faculté de Médecine et des Sciences de la Santé et Ex-ministre de la Santé, Dr Daphnée Benoît Delsoin, remettant le flambeau au gradué sous les yeux des docteurs Graciela Limonta et Jean Mary Aubourg
(De droite à gauche) Miss Christyne E. Lalanne et Miss Marie Lorence L. Cenare, lauréates de leurs promotions
La directrice de la Faculté des Sciences infirmières, Miss Marjorie Gaussaint, accompagnée du Dr Aristobule Deverson, remettant le flambeau à la graduée
Dr Luis Damar, à ses côtés, Mme Thamar Michel, la Coordonnatrice de l’Ecole de Physiothérapie, qui tend le flambeau à la graduée Claire Marie Stéphanie Jackson
Larson Eder Achemé et Ricardo Bien-Aimé, lauréats de leurs promotions à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques
Quelques membres du Conseil d’Administration de l’UNIFA : (De gauche à droite) Ing. Raphaël Hosty, Arch. Pascale Carrière, Dr Jessy Pierre, Dr Maryse Narcisse, Dr Maryse Lévêque, Mme Mildred Aristide
M. Joël Edouard Vorbe, membre du Conseil d’Administration de l’UNIFA
‹‹ A la graduation du 31 mars 2019, le Révérend Père Eric Jasmin, Provincial des Pères de Sainte Croix, avait souhaité voir la naissance de notre Faculté d’Agronomie. L’écho de ce beau souhait a retenti au sein du Conseil d’Administration. En Octobre 2019, avec beaucoup de joie, UNIFA a ouvert sa Faculté d’Agronomie.
Aujourd’hui, nos futurs Agronomes ont le plaisir d’offrir au Révérend Père David, aux musiciens de l’Orchestre Philarmonique Sainte Trinité, aux membres du Conseil, du Rectorat et des Décanats, un cadeau spécial. Il s’agit des produits de la ferme agricole ›› : Extrait du discours de Mme Mildred Aristide.
Les produits récoltés par les étudiants de la Faculté des Sciences de la Nature et de l’Agriculture de l’Université
Les maîtres de cérémonie : Mme Christelle de Delva et M. Jean Jul Désauguste
Remise de cadeaux aux lauréats.es de promotions sous le regard attentif du Corps professoral
Le Révérend Père Nérée, Responsable de Discipline
Ingénieur Evens Toussaint, doyen de la Faculté de Génie et d’Architecture, Père David César, Chef de l’Orchestre Philarmonique Sainte-Trinité et Dr Daphney Benoît, vice-doyenne de la Faculté d’Odontologie
Sabrina Chéry, étudiante en Odontologie, gravit le podium afin de recevoir son cadeau
Mme Yakelen Almora Alongo, professeure d’Espagnol à l’UNIFA, capturant un moment de la cérémonie
L’Orchestre Philarmonique Sainte-Trinité
Gâteaux aux couleurs du bicolore de l’UNIFA
Photo de groupe des gradués.es de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques
Photo de groupe des deux promotions sortantes en Médecine sous les couleurs du ciel, de l’UNIFA et de la joie

Troisième cérémonie de collation de diplômes à l’UNIFA

L’UNIFA a célébré en grande pompe la troisième cérémonie de collation de diplômes de ses deux dernières promotions le dimanche 14 mars 2021.

Sur la cour du campus de l’Université de la Fondation Dr Aristide, tout fait penser à la particularité de ce jour pour cet établissement d’Enseignement supérieur. Les différents représentants de la presse télévisée, les nombreux/ses photographes prêts.es à immortaliser cet événement de première importance pour les récipiendaires des facultés en général et pour l’UNIFA en particulier, les larges tentes immaculées qui remplacent les habituels bancs verts, la foule des parents et proches enthousiastes : tout a été mobilisé afin de donner un sens particulier à cette cérémonie qu’attendaient avec impatience et joie les deux dernières promotions d’étudiants.es de l’UNIFA. Cette cérémonie de collation de diplômes empêchée l’année dernière par les assauts de la covid-19 a été fastueusement réalisée ce dimanche 14 mars 2021, avec la participation de plusieurs centaines d’invités.es. Ce jour porteur de bonheur avait été attendu, rêvé par ces étudiants.es, planifié par le Conseil d’Administration de l’Université et finalement, il était arrivé : deux promotions allaient en sortir diplômées d’un cycle d’études complété avec brio, pour la plus grande joie et fierté de celles-ci, des parents qui voient l’aurore distribuer ses vives couleurs sur des années de dur labeur, et de l’UNIFA, dont la mission est de donner à ces jeunes qui la choisissent une formation de qualité rehaussée par les valeurs citoyennes, d’investir dans l’Humain par l’Education, comme dirait le Président de l’Université, le Dr Jean-Bertrand ARISTIDE.

A l’occasion de cette manifestation de bonheur, le Dr ARISTIDE a prononcé un discours qui a suscité une forte vague d’intérêt à travers les réseaux sociaux (lien pour lire le texte intégral : https://unifa-edu.info/contenu/discours-du-president-de-lunifa-le-dr-jean-bertrand-aristide-a-loccasion-de-la-ceremonie-de-collation-de-diplomes-le-dimanche-14-mars-2021/) et les médias qui transmettaient en direct. Un discours rappelant les liens forts qui existent et continueront à exister entre les unifaristes et l’UNIFA, leur maison ; qui les exhorte à toujours se laisser guider avec dignité et fierté par le cœur, le bien et l’intégrité tout au long de leur vie et de leur carrière professionnelle quelques soient les circonstances, même conditionnées par la situation sociopolitique du pays.

Il n’a pas non plus hésité à faire l’éloge des parents pour leur implication dans la réussite de ces derniers depuis leur naissance, jusqu’à ce jour marqué par l’aboutissement et le début d’étapes significatives dans leur vie. Un discours qui marquera pendant longtemps les esprits des gradués.es et de toute l’assistance présente à cette belle célébration.

Sous les yeux brillants de fierté de ces parents et amis.es, 397 étudiants.es de l’Université de la Fondation Dr Aristide dont 293 en Médecine, 38 en Physiothérapie, 34 en Sciences infirmières et 32 en Sciences juridiques et politiques, ont ensuite défilé en toges bleues, blanches et noires afin de recevoir de la main du Président de l’UNIFA leurs parchemins.

Des étudiants.es ont pris la parole au nom de leur Faculté et Promotion respectives. Leurs discours étaient plus qu’une suite de mots et de phrases, c’était une manifestation de réjouissance et de reconnaissance envers leurs parents pour tous les sacrifices qu’ils ont pour eux/elles consentis et tout le support qu’ils leur ont apporté ; de satisfaction d’être parvenus.es, guidés.es par l’UNIFA, à récolter les fruits de tous ces efforts et de sentir qu’ils/elles ont en main les cartes leur permettant d’aller à la rencontre de leur carrière professionnelle qu’ils/elles ont fait le serment solennel d’exercer au ton de l’éthique, de l’honnêteté, de l’empathie et de l’amour.

Discours du Président de l’UNIFA, le Dr Jean-Bertrand ARISTIDE, à l’occasion de la cérémonie de collation de diplômes, le dimanche 14 mars 2021

Graduation 2021

Distingués Membres du Conseil d’Administration de l’UNIFA, Distingués Membres du Rectorat, des Décanats et du Corps professoral, Rév. Père David César, Chef de l’Orchestre philarmonique Sainte Trinité, Distingués invités, chers parents, Chers amis du 11me Département, Très chers Récipiendaires, très chers Unifaristes, Chers amis de la presse, Mesdames, Messieurs,

Comme deux notes de musique à l’octave, la voix de Minouche et la mienne s’unissent pour vous saluer et vous adresser une cordiale bienvenue à cette troisième cérémonie de graduation. L’année dernière, face à la propagation du coronavirus, nous avons dû annuler cette célébration de collation de diplômes. Ce matin, enfin, enfin, que nous sommes heureux de nous retrouver en votre compagnie ! Aussi, avons-nous le plaisir de saluer votre contribution à la formation de nos 3103 étudiants par un applaudissement chaleureux. Si la passion habite près de l’amour, UNIFA habite au cœur de Minouche. Elle s’y donne avec amour et passion. A nous aussi de lui témoigner notre gratitude par ce concert d’applaudissements. De ces innombrables rayons d’amour qui émanent des membres de notre Conseil d’Administration, je suis témoin. De leur passion pour la croissance de l’UNIFA, je suis un témoin privilégié. Qu’il me soit permis de vous adresser, distingués Membres du Conseil, nos sincères remerciements. Jouissant d’une excellente réputation, les Membres du Rectorat, les Doyens et les Professeurs incarnent des valeurs précieuses. Leur savoir scientifique illumine la Faculté de Médecine, la Faculté des Sciences Infirmières, la Faculté d’Odontologie, l’Ecole de Physiothérapie, la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, la Faculté de Génie et d’Architecture, la Faculté des Sciences Economiques et Administratives, la Faculté des Sciences de la Nature et de l’Agriculture, la Faculté d’Education Permanente. Comme le cerveau consomme 20% de l’énergie du corps, les Unifaristes voudraient consommer 80% de l’énergie cérébrale du Corps professoral. Puissent nos cœurs et nos mains exprimer à nos Profs, notre profonde gratitude ! Nous adressons également un merci particulier aux centres hospitaliers qui accueillent nos étudiants pour les stages pratiques, aux Conseillers juridiques et à vous tous qui contribuez à la croissance de notre communauté universitaire. Donner le goût du bonheur aux enfants, tel est l’un des plus beaux rêves des parents. L’éclosion de ces rêves de bonheur s’accompagne d’une symphonie de gratitude que nous entonnons à l’endroit de tous les parents.

Depi nou ti bebe nan tete, lèt manman n kòmanse ban nou myelin pou ogmante siyal kominikasyon kap fèt nan sèvo n. San myelin, siyal la fè 2 mèt chak segonn. Avèk myelin, li fè 120 mèt chak segonn. Manman n te fòtifye entèlijans nou ak bon jan lèt. Jodia, nap ponpe lèt rekonesans pou nou ofri yo, Pandan nap felisite tout papa ak tout lòt paran ki sakrifye yo pou edukasyon pitit yo. Bravo pou nou ! L’UNIFA s’unit à vous tous, chers parents, pour donner le goût du bonheur à vos enfants. Ne soyez pas surpris si ce matin, je parlerai de la neuroscience du bonheur. En effet, de l’intelligence humaine à l’intelligence artificielle, les scientifiques nous révèlent un potentiel cognitif remarquable. Nos facultés mentales nous ouvrent un monde nouveau où, jour après jour, nous pouvons acquérir de nouvelles connaissances. Au moment où chez nous, la dictature accélère la descente aux enfers, la neuroscience du bonheur nous interpelle. Chers Récipiendaires, Vous rêvez sans doute de bonheur et de plénitude. C’est normal. Il y a relativement peu de temps, vous étiez en première année. Votre intelligence et votre détermination vous ont conduits à ce sommet de gloire. Et oui, voilà, aujourd’hui, vous terminez ce cycle d’études en apothéose. Compliments ! Bravo ! Plus d’un seraient tentés de vous couronner rois et reines de cette célébration. Voyons ce qu’en disent vos parents, vos profs et amis… Etes-vous d’accord ? Pour? Contre? … Alors, nos rois et nos reines, applaudissons-les unifaristement ! Encore une fois, félicitations à nos 397 Récipiendaires dont 32 en Droit, 34 Infirmières, 38 Physiothérapeutes et 293 Médecins. Chers Unifaristes, Le bon étudiant qui rêve du bonheur, aime écouter son cerveau lui dire : sois conscient de ton inconscient. Notre cerveau reptilien existe depuis 400 millions d’années. Chaque être humain a en lui un reptile agressif, impulsif, égoïste et sauvage, toujours prêt à s’enfuir ou à se battre pour sa survie. Fight or flight. Les fonctions vitales, telles que respiration, éveil, sommeil sont assurées par cette première structure de notre cerveau. Tandis que la partie centrale, dite cerveau limbique, gère nos émotions depuis environ 65 millions d’années, la partie supérieure ou néocortex, siège de notre intelligence, n’a que 3,6 millions d’années.

Pour être plus clair, permettez-moi de passer de la phylogénétique à cette métaphore : Sèvo a se tankou yon kay ki gen 3 etaj. Premye etaj la genyen 400 milyon ane. Dezyèm nan genyen 65 milyon ane, Twazyèm nan genyen 3,6 milyon ane. Au-delà du poids de leur âge, le reptile inconscient, le cerveau limbique et le néocortex exerceront une influence décisive sur chacun de nous. Ces trois composantes cérébrales sont inextricablement liées au secret du bonheur. Nous comprenons mieux cette chimie du bonheur en observant les mécanismes de la neuro-imagerie fonctionnelle. Celle-ci, en effet, met en évidence les changements d’activité cérébrale associés à nos prises de décision. Les choix rationnels ne sont pas toujours déconnectés du circuit cérébral de la récompense incluant le préfrontal, le noyau accumbens et l’aire tegmental ventral. En général, notre cerveau se prépare à déclencher un mouvement avant qu’on prenne la décision de l’accomplir. Votre cerveau décide avant vous et ça se passe en moins de 300 millisecondes. Les décisions sont donc prises subconsciemment mais la conscience peut exercer son droit de veto. Chers Récipiendaires, Face à la tentation de placer le dollar au-dessus de l’humain, violant ainsi le serment d’Hippocrate ou l’éthique professionnelle, que votre conscience exerce son droit de véto ! Face à la tentation d’être heureux en rendant l’autre malheureux, reproduisant ainsi le modèle des néocolons, que votre conscience exerce son droit de véto ! Avec fierté, il faut refuser d’obéir à l’inconscient colonial. Que d’hôpitaux, que d’infrastructures sanitaires on aurait pu construire avec les milliards de Petrocaribe ! Le droit à la santé est inhérent à la dignité humaine. Défendre la dignité haïtienne face à l’inconscience coloniale est un devoir de conscience. Science sans conscience est un axone sans influx nerveux. Il est temps que la conscience morale aille au-delà des influx de la proprioception inconsciente. Outre les massacres perpétrés à La Saline, Tokyo, Bel-air, Cité Soleil, Grand Ravine, Carrefour Feuille, Mariani, Croix-des-Bouquets, Arcahaie, Savien…, le nombre d’assassinats et de kidnappings enregistrés par jour nous laisse l’impression que la conscience morale des assassins est véhiculée par les tractus spino-cérébelleux vers le cervelet où l’information demeure inconsciente. Kidonk, nivo konsyans moral la tèlman ba, ou ta di : Enfòmasyon an pase nan mwèl epinyè a, Li mache vi n chita dèyè tèt la, nan sèvelè a. Sèvelè a ou ti sèvo a se tankou yon manadjè Kap dirije, kontwole tout mouvman kap fèt. Là se trouvent des informations inconscientes.

Chers Récipiendaires, Ce rappel neuro-physiologique nous exhorte à être conscients de notre inconscient. Chaque Unifariste doit maintenir la maîtrise de soi pour le plein épanouissement de ses ressources psychiques. Ceci, bien sûr, favorisera l’équilibre à établir entre le bien-être hédoniste, pôle du plaisir et le bien-être eudémoniste, pôle du bonheur. Dans ce contexte, le plaisir que vous éprouvez en exerçant votre profession peut entrainer une augmentation de l’activation du striatum ventral dont les faisceaux de fibres, vous le savez bien, font partie des ganglions de la base. Lè w woule balon gradyasyon an sou teren lanmou sa a, ou pa bezwen rele Lionel Messi pou w gen 6 balon dò. Balon dò pa ou yo pap soti nan FIFA men nan UNIFA. Kidonk, sous lanmou Inivèsite w la pap janm sèch pou ou. Nap toujou avè w chak fwa yon abit sifle w awoutsay Paske ou kanpe twò lontan anndan kare chomaj la. Nap toujou avè w lè wap tann abit la fin verifye nan var. Bò isit, var ap toujou avèg paske sistèm nan pwograme l pou elimine ekip majorite a. Pou nou rive depwograme òdinatè sa a, Il faudra, en vérité, une révolution d’amour.

Chers Récipiendaires, L’Amour de son peuple et l’amour professionnel cristallisent une source de bonheur. Celui ou celle qui souhaite s’épanouir pleinement, éprouvera le désir de donner et de se donner. Générosité et bonheur sont corollaires. L’Unifariste généreux sera heureux. En fait foi l’augmentation de l’activation du striatum au moment d’un don : don d’argent ou don de son temps pour défendre les opprimés ; don de sang ou don de soi pour la prise en charge des malades. Car, chers amis, donner est plus qu’un verbe. C’est un indice de bonheur. Cette vérité est aussi le reflet de la conscience sociale. En 1804, cette conscience sociale s’était exprimée par la révolution des esclaves. En 2019, le réveil de cette conscience s’est exprimé par le rejet du système néocolonial. Depuis le 7 Février 2021, cette conscience sociale s’oppose diamétralement à la dictature. Toujours debout malheureusement, le tronc cérébral du système néocolonial est rongé par le cancer de la corruption. Par analogie, je disais que le tronc cérébral du système néocolonial est rongé par le cancer de la corruption. Il ne peut pas produire le taux nécessaire de sérotonine car les noyaux du raphé ont été détruits par le poison du mensonge.

Conséquences : baisse du taux de sérotonine donc augmentation de la criminalité, désinhibition de la violence institutionnelle, irruption des instincts sauvages et des pulsions reptiliennes. Face à la multiplication des gangs et au fléau du kidnapping, l’inconscience coloniale se révèle de plus en plus toxique. D’où la propagation non du coronavirus mais du ‘ coloniavirus.’ Et donc, du 29 Février 2004 à nos jours, la descente aux enfers se poursuit aveuglement. Rappelons-nous l’histoire des rats cohabitant pacifiquement avec des souris dans une cage. Une fois la sérotonine des rats épuisée, ils ont dévoré toutes les souris. Et ceci, aux yeux des chats dont vous suivrez les regards. Comment éviter le pire ? Il faut absolument passer du locked in syndrome à une transformation du système néocolonial. Volonte Toussaint Louverture se pou peyi a Pat rete tout tan lòk nan sistèm esklavaj la. Se pou sa nan jounen ki te 22 mas 1801 an, Li te otorize Borgella òganize yon reyinyon Pou te kòmanse ekri Konstitisyon 1801 an.

Soti mwa mas 1801 rive jodia, nan mas 2021, Sa fè 220 lane depi nap chèche kijan pou n pa Rete lòk anndan zantray sistèm esklavaj sa a. Atik 3 Konstitisyon 1801 an te deja endike n Bon direksyon pou nou pran an, lè l di : Isit, Pa dwe gen esklav, fòk tout moun viv lib.

Lespri Tousen an te klè : li di Tout moun. Donk, se pa sèlman yon ti minorite zwit Ki pran pri Nobèl nan kidnape ni leta a, Ni richès piye a, ni dwa Pèp Ayisyen an Genyen pou l soti nan lanfè kolonyal sa a.

Majorite moun debyen nan Peyi a admèt Ke pwason koripsyon an pouri nan tèt. Majorite entèlektyèl Ayisyen kap viv isit Ou aletranje montre yo swaf yon lòt Ayiti.

Plizyè milyon sitwayen isit kòm lòt bò dlo Deja mande pou chodyè koripsyon an chavire. Jènès ayisyèn ki pap janm bliye petrokaribe a, Pap janm bouke egzije chanjman sistèm nan.

Plis sewòm patriyotik la kontinye mache Nan san nou tout Ayisyen ki renmen Ayiti, Plis nap antann nou pou nou delivre Peyi a.

Le bonheur d’Haïti dépend Des Héros et non des zéros. Les zéros adorent la dictature. Les Héros préfèrent la démocratie.

Aimez-vous les zéros ? Aimez-vous les zéros barrés ? Aimez-vous les Héros ? Alors, ‘EWO BARE ZEWO.’

Oui, après 220 années, il faut cette transition de rupture devant nous conduire au salut public. Salut public pour le bonheur de tous les Haïtiens et de toutes les Haïtiennes. Cette route du bonheur, Toussaint l’a ouverte; d’où son nom Louverture ! Dessalines l’a suivie jusqu’au Pont Rouge où son sang irrigua la voie royale de la liberté. Fièrement, Christophe nous en parle à travers la Citadelle. Au-delà du temps, que l’esprit de ces Héros nous illumine et nous guide vers la nouvelle Haïti ! Que ces Génies de la race revitalisent l’unité des Fils et des Filles de la Patrie commune !
En hommage aux Pères Fondateurs de notre Patrie, A l’UNIFA, le bonheur s’écrit au tableau d’honneur. A l’UNIFA, le bonheur s’écrit toujours au singulier Mais s’épelle : Bonheurs car, il se donne aux autres. A l’UNIFA, le bonheur s’écrit toujours au singulier Mais s’épelle : Bonheurs car, il est amoureux du pluriel. Cet amour inclut, bien évidemment, la construction de votre hôpital universitaire. Achevé à 90%, votre hôpital de 5040 m2, bientôt, vous ouvrira les portes de son cœur.

Chers Récipiendaires,
Que les ondes de bonheur générées par votre graduation se propagent à travers le pays et la diaspora haïtienne ! Que les cellules gliales de votre Alma Mater demeurent cette source où vous puiserez la myéline du bonheur !
A vous tous que j’aime beaucoup, Succès, Bonheur ET BEAUCOUP D’AMOUR !

Merci.
Dr Jean-Bertrand Aristide