Soutenances de thèse
Soutenances de thèse
FACULTÉ DES SCIENCES JURIDIQUES ET POLITIQUES
Tabarre, le 3 Mars 2026
NOTE
Le Décanat de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) annonce avec infiniment de peine la triste nouvelle du décès de Me Jean-Baptiste BLANCHARD, membre du Décanat, survenu le 3 mars 2026.
Il a servi l’institution avec dévouement, intégrité et professionnalisme. Son engagement envers la communauté universitaire restera gravé dans nos mémoires.
En cette pénible circonstance, le Décanat de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, le Conseil d’Administration de l’Université, le Rectorat et le Corps professoral présentent leurs sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à toute la communauté universitaire.
Que l’âme de Me Jean-Baptiste BLANCHARD repose en paix.
Me Joselaine MANGNAN ASIQUE Doyenne FSJP
Discours du Président de l’UNIFA
Dr Jean-Bertrand Aristide
Graduation – 1er Mars 2026
NEURONE CONSCIENCE
Distingués Membres du Conseil d’Administration de l’UNIFA,
Distingués Membres du Rectorat, des Décanats et du Corps professoral,
Monsieur le Vice-Recteur de l’Université Quisqueya,
Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université d’Etat d’Haïti,
Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine de l’Université Quisqueya,
Distingués Membres de la Direction de notre Hôpital Universitaire,
Très chers amis du 11me Département,
Distingués invités, chers parents,
Très chers Récipiendaires, très chers Unifaristes,
Distingués musiciens de l’Orchestre philharmonique de l’UNIFA,
Chers amis de la presse,
Mesdames, Messieurs,
A l’ombre de nos Grenadiers, Minouche et moi sommes râvis de vous saluer vertièrement.
Le 18 Novembre 2025, pour obtenir sa qualification, notre équipe nationale a gagné avec la ferveur victorieuse de Vertières. Ce matin, en compagnie des Unifaristes qualifés pour obtenir leur diplôme, nous vous accueillons avec cette même noblesse qui porta nos Aïeux vers la victoire. A vous tous, distingués invités, nous adressons cette chaleureuse bienvenue, empreinte de respect et de fierté. Votre présence nous honore profondément et mérite d’être saluée par un tonnerre d’applaudissements.
Que la joie de notre 8me graduation inonde vos coeurs et illumine les beaux rêves de nos 6048 étudiants (es) en Médecine, Sciences Infirmières, Odontologie, Sciences de Réhabilitation, Pharmacie et Sciences Biomédicales, Sciences Juridiques et Politiques, Génie et Architecture, Sciences Economiques et Administratives, Sciences de la Nature et de l’Agriculture, Education Permanente.
Chaque graduation nous invite à composer une symphonie de gratitude spéciale pour une personne spéciale. Cette année, la partition de gratitude est en Mi Majeur car il s’agit de Minouche. Dans cette symphonie, chère Minouche, les valeurs exceptionnelles que tu incarnes, telles que l’intégrité et la bienveillance, résonnent comme les violons les plus mélodieux de l’orchestre. Ton amour passionné pour l’UNIFA et le fond harmonique de cette symphonie constituent des accords parfaits. Leurs vibrations reflètent la beauté resplandissante de cette célébration. Merci, merci du fond du coeur. Puissent nos mains exprimer ces sentiments unifaristement!
Distingués Membres du Conseil,
Votre générosité transcende les remerciements, mais la gratitude que vous inspirez brûle en nous avec une constance indélébile. Vos dons jaillissent comme une source intarissable. A travers le campus sportif, dont la clôture et celle du dortoir s’étendent sur 1735 mètres linéaires, vous offrez aux étudiants un cadre sécurisant et un environnement propice au développement de leur potentiel cognitif. Recevez un merci qui épouse l’ampleur de cette protection périmétrique. De même, en contribuant à former des citoyens honnêtes, dignes et intègres, vous offrez à la nation haïtienne des colonnes vertébrales. Nous en avons besoin. Il faut absolument doter la nation de colonnes vertébrales droites et inébranlables. Quel honneur d’admirer en vous cette ossature éthique! Respect et bravo à vous!
S’il faut 200 à 300 millisecondes pour que le cerveau reconnaisse un sourire, vous aurez déjà perçu combien mon visage est illuminé par la gratitude. Sans stéthoscope, j’écoute néanmoins les pulsations de vos coeurs dilatés par cette joie et, bien sûr, le nôtre répond en écho: merci, merci, mille fois en une salve d’applaudissements!
Monsieur le Vice Recteur,
Messieurs les Doyens des Facultés de Médecine de l’Université d’Etat d’Haïti et de l’Université Quisquéya,
Distingués Membres du Corps professoral de l”UNIFA,
Vos succès académiques attestent de votre excellence. Vos exploits et les choix pédagogiques de l’UNIFA confirment une vérité qu’il importe de partager avec tous les éducateurs: le cerveau de l’étudiant est fondamentalement ludique, il aime apprendre par le jeu. Merci infiniment d’avoir toujours synchronisé rigueur académique et humour pédagogique.
Ekwasyon ekilibre sa fè Toto gen tan di: Yon dòz lasyans plis
Yon dòz relaks egal yon UNIFA ki pral pi popilè pase TikTòk.
Donk pou Toto, se yon UNIFA moun pra l gade plis pase TikTòk.
Chers Professeurs,
Vos nombreux talents, certes, contribuent à édifier ce temple du savoir où se dessinent des courbes ascendantes: la dopamine peut s’élèver de 40 à 100 %, et la connectivité neuronale peut augmenter d’environ 25 %. Grâce à vous, chaque salle de classe reflète un creuset scientifique où s’épanouissent le cerveau et les neurones conscience.
Eminents Professeurs, vous qui explorez ces voies les plus nobles par lesquelles l’inttelligence se déploit, recevez, au-delà des applaudissements, un standing ovation de votre UNIFA, la prestigieuse. Oui, votre pretigieuse université, celle qui vous admire unifaristement. Encore une fois, merci de tout coeur et chapeau!
Chers parents,
Youn nan pi bèl rèv Grenadye yo se te kalifye pou mondyal la.
Demèm, youn nan pi bèl rèv ke nou menm paran te genyen,
Se gradyasyon pitit nou; kòm tou 2 bèl rèv sa yo reyalize,
Nou fè 2 kabès e nap manifeste lajwa sa ak yon bravo marasa.
Nou merite anpil respè pou tout sakrifis nou deja fè
Paske chay edikasyon an Ayiti pa janm leje.
Plis mwen imajine jan papa ak manman travay di
Pou edikasyon pitit yo, plis m anvi koube pi ba pou
Salye kouraj nou e anbrase nou fratènèlman.
Si pwovèb la di: kote ki gen chenn pa gen kou,
Nan gradyasyon UNIFA, kou paran yo toujou
Gen bèl chenn lanmou ki fèt ak may:
Je t’aime manmie, je t’aime papi.
E meday ki pandye nan chenn lanmou sa yo
Pa fèt ni an bronz, ni an ajan men an nòòr.
Wi, lò ki rele lò; lò ki pa ret ak lò paske
Se lò ki raple nou chak paran se yon boul lò.
Yon lòt bèl bèl rèv ekip nasyonal la genyen, se kale Brezil.
Konsa tou, m sèten nou menm paran, nou gen lòt bèl rèv tou.
Se pou sa, UNIFA avè mwen swete pou ni Grenadye yo,
Ni nou menm paran, nou ranpòte laviktwa sou tout advèsè
Nou pral rankontre sou wout nou, espesyalman ekip foutbòl
Ke tout Ayisyen ki bò isit oubyen aletranje ta renmen kale a.
Viv yon Ayiti-Brezil kap mate balon fratènite a chak jou pi wo!
Chers Récipiendaires,
Si nos yeux admirent la beauté de vos tenues et coiffures, ils ne peuvent hélas percevoir les métamorphoses de votre cerveau. En fait, vos plus beaux changements échappent au regard. Enumérons avec joie quelques unes de ces métamorphoses invisibles.
Au cours de votre cycle d’étude à l’UNIFA, votre matière grise a sans doute augmenté d’environ 2 à 3 %, sculptant dans votre cortex des sillons nouveaux qui vous permettent de développer votre intelligence. Dans les circuits de votre mémoire, plus de 700 nouveaux neurones sont nés chaque jour. Ceux qui ont survécu ont nourri votre mémoire tout au long du chemin vers la graduation, ce beau rêve que vous avez toujours carressé. Sans ces nouveaux neurones, et ce que moi, j’appelle les neurones conscience, votre parcours académique n’aurait pas été si riche. Anfèt, sin pa rich an dola vèt, nou rich an konesans, paske konesans se richès. Ochan pou nou!
Chers Récipiendaires,
Chaque nuit blanche consacrée aux études, chaque ouvrage patiemment sruté, chaque équation résolue, a gravé une trace lumineuse dans vos réseaux neuronaux. Comme vous le savez, au terme d’un parcours académique, le cerveau célèbre sa métamorphose silencieuse. La force synaptique peut alors s’élever de près de 150 % après un apprentissage intense. Ces changements au niveau cérébral sont en corrélation avec la maturation de votre conscience professionnelle et le miracle invisible qui s’accomplit, jour après jour, sur ce campus. Puisse la plasticité neuronale affûter continuellement votre regard scientifique.
Donk, se pa tèt kale se je kale; se pa kale tèt,
Se kale je anba limyè syans ak konsyans.
M pa sezi wè jan gradyasyon nou an chaje
Ak “gotha, gotha”, je kale. Bravo pou nou!
Et maintenant surgit cette question fondamentale: Pourquoi la terre d’Haïti doit-elle compter sur vous? A la lumière des neurones conscience, la réponse est simple et claire:
Un cerveau qui s’élève doit élever le pays. Un cerveau qui se transforme doit devenir ferment de transformation collective. Oui, à la lumière des neurones conscience, le changement accompli en vous doit désormais s’opérer à travers le corps social.
Vous aspirez légitimement à intégrer l’élite de ce pays. Mais, êtes-vous prêts à incarner une élite imaginaire ou celle qui allie science et conscience? Rappelez-vous, pour contribuer à guérir notre pays souffrant de négligence spatiale unilatérale, nos élites ne doivent être ni des anosognosiques politiques, ni des analphabètes politiques.
Chers Récipiendaires,
A un moment où la restitution, longtemps combattue par les esclaves mentaux, réclame un renouveau pour bien gérer, au moins, les 21 milliards de dollar, préparez-vous, jeunes professionnels intègres et talentueux, à y participer pleinement. A l’instar de Toussaint Louverture, le Génie de la race et de Jean-Jacques Dessalines, Père de la Patrie, il faudra transcender les différences idéologiques, restituer la sécurité, la santé et la justice aux victimes du système neocolonial. Unis par et pour la Patrie commune, nous devrons restituer la dignité de notre Peuple opprimé, appauvri et humilié.
Un milliard de dollars, un seul, suffit à financer:
- 20 hôpitaux modernes de 100 à 150 lits,
- 250 écoles entièrement équipées,
- 5.000 salles de classe rénovée,
- 400 kilomètres de routes neuves,
- Micro-crédit, électricité et de l’eau potable pour notre Peuple.
Avec 21 milliards, imaginez-vous, la nouvelle Haïti peut avoir:
- 420 hôpitaux modernes,
- 250 écoles entièrement équipées,
- 105.000 salles de classe rénovées,
- 400 km de routes neuves,
- Micro-crédit, électricité et de l’eau potable pour notre Peuple.
Se pou sa, ata Toto, wi menm Toto chofe ablan pou
Depi kounye a nou fini nèt nèt ak koze ensekirite a.
Kòm sèjousi, Toto ap prepare l pou l al abitre match
Nan mondyal la, maten an l di m: swiv byen pou wè,
Gòl ensikirite toujou awoutsay. Lè m mande l pouki sa
Ou di gòl ensekirite toujou awoutsay? Toto reponn:
Paske lè w gade nan va, liy ki trase a montre tèt jwè a
toujou awoutsay pandan pye l anndan kare ensekirite a.
E dayè, vrè kapitèn ekip la toujou awoutsay teren an:
Li kache dèyè bèl kostim, bèl kravat ou bèl talon kikit.
Touswit aprè, m mande Toto, pouki sa menm lè match la
Deja nan 90 minit, plis pwolongasyon sou pwolongasyon,
Pa janm gen kout siflè final? Toto reponn, m pa konnen,
Non m pa konnen; men, m gen yon bon zanmi m ki ban m
Bon jan sewòm patriyotik lè li di m: pa gen kout siflè final,
Men pral genyen; e pral genyen kout siflè final, kou Pèp la
Bradsou bradsa ak lapolis, monte teren an ‘vertièrement.’
Kidonk menm jan Grenadye yo te fè l pou kalifikasyon an.
Pèp Ayisyen, jwèt pou nou. Kreyòl pale, Kreyòl konprann!
Nan jwèt demokratik, va se Pèp la e fòk abit la respekte va.
Konsa,
- Pou zotobre ki se gang ak kravat, katon wouj!
- Pou politisyen blofè ki trayi Pèp la, katon wouj!
- Pou kriminèl kap fè kidnaping, katon wouj!
- Pou mechan kap programe lamizè, chomaj ak grangou, katon wouj!
- Pou move je ki refize debloke ni ayewopò ni wout yo: katon wouj.
Si pwovèb la di tout jwèt se jwèt, kwòchèt pa ladan l,
Maten an, nou ka di : tout jwèt se jwèt men jèt mètdam
Pou kontinye bloke avni jenès ayisyèn nan, pa dwe ladan l.
Nan sans sa, konplis ki refize kite lapolis
Libere peyi d Ayiti anba tout gang yo,
Nap ba yo katon jon ou katon wouj?
Katon wouj pou mechan, katon solidarite
Pou tout viktim ki swaf wè bèl Ayiti a!
Ann pwofite ankouraje ni viktim lòt bò dlo ki swaf retounen lakay,
Ni viktim kap soufri bò isit ak yon kokenn aplodisman solidarite.
Ma maman et mes beaux parents, affectuesement papi Milo et manmie Came, sont partis pour le paradis avant de voir cette nouvelle Haïti. Le 6 Mai 2021, lors de la célébration de son centenaire, ma maman a offert 100 bourses d’études. Li di: m ta renmen wè plis timoun vin Agwonòm. Choz di, choz fèt. Men pwomosyon an. Nou envite yo kanpe pou n aplodi yo!
De la célébration de son centenaire à nos jours, 578 étudiants (es) en Agronomie ont bénéficié de cette bourse d’étude. Sa a se twòket nouvèl la. Men chay la:
Ni Christine kap travay e etidye pou l vin medsen,
Ni Michaëlle ki pra l resevwa doktora l nan 2 mwa,
Ni Minouche avè m, nou fè youn ak tout manm konsèy la
Pou anonse nan non manman m: Apati de jodia, tout jèn fi,
Tout jèn gason ka etidye agwonomi nan UNIFA gratis ti cheri.
Humblement, cette bonne nouvelle confirme que les neurones conscience sont nombreux à l’UNIFA. Puissions-nous en promouvoir une croissance exponentielle!
En conclusion,
Chers Récipiendaires, ce n’est qu’un au revoir avant de nous revoir à la bonne adresse : Là où votre Alma Mater vous réserve d’abord de l’amour, puis de l’amour et enfin de l’amour.
Puissiez-vous partager cet amour tout au long de votre carrière et briller comme d’habitude!
Oui brillez et célébrez vos succès au rythme syncopé du compas direct.
Très fière de vous, votre Alma Mater vous embrasse affectueusement et vous souhaite bon voyage! Loin des yeux, près du coeur, son amour exhale un parfum d’éternité. Gravé à jamais dans la paroi de ce coeur qui vous aime, votre nom y demeurera pour toujours.
Unifariste un jour, Unifariste toujours!
Unifariste un jour, Unifariste toujours!
A vous tous que j’aime beaucoup,
Succès, Bonheur et beaucoup d’Amour!
Merci
Le 7 février : entre mémoire historique et fondement démocratique
L’Université de la Fondation Dr Aristide a accueilli, le 12 février 2026, dans le cadre des « Jeudis de l’UNIFA » de l’année, quatre étudiants issus respectivement de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, de la Faculté des Sciences Biomédicales et de Pharmacie, ainsi que de la Faculté de Génie et d’Architecture, pour une réflexion consacrée à la portée politique du 7 février en Haïti. À la lumière des sciences politiques, cette rencontre académique a permis de revisiter un moment charnière de l’histoire nationale : le 7 février 1986.
Pour les intervenants, cette date marque un tournant majeur dans la trajectoire politique haïtienne. Après plusieurs années de dictature, Jean-Claude Duvalier quitte le pouvoir, mettant fin à un système caractérisé par la personnalisation extrême de l’autorité, la répression systématique et la restriction des libertés publiques. Toutefois, ont-ils souligné, la chute d’un régime ne signifie pas nécessairement l’éradication immédiate des pratiques autoritaires. Elle ouvre plutôt un champ de reconstruction, où se posent avec acuité les questions de la légitimité, de l’institutionnalisation et de la refondation de l’ordre politique.
Les étudiants ont structuré leur intervention autour d’une problématique centrale: dans quelle mesure le 7 février peut-il être considéré comme un moment fondateur de la vie politique haïtienne, révélant à la fois la rupture avec la dictature, la quête de légitimité démocratique et les fragilités des institutions?
Trois axes d’analyse ont guidé leurs réflexions:
Le premier axe a présenté le 7 février comme une rupture autoritaire et un point d’entrée dans un processus de transition politique. Le régime des Duvalier reposait sur une concentration du pouvoir entre les mains d’un individu ou d’un cercle restreint, avec un recours constant à la répression et une marginalisation de la participation citoyenne. La chute de Jean-Claude Duvalier en 1986 a ainsi constitué la fin formelle de la dictature. Depuis, le 7 février est devenu la date symbolique d’ouverture de la démocratie haïtienne, consacrée par la Constitution de 1987 comme point de départ et de fin de chaque mandat présidentiel.
Le deuxième axe a mis en évidence la dimension symbolique du 7 février. Entrée dans la mémoire collective comme un moment de bascule historique, cette date a progressivement été institutionnalisée. La Constitution de 1987, amendée en 2011, a fait du 7 février la référence juridique encadrant la temporalité présidentielle. Ce passage du symbole à la norme traduit un processus par lequel un événement historique devient une règle de droit. La loi vient ainsi formaliser et consacrer une date chargée de mémoire collective. Les étudiants ont également relevé que le 7 février est régulièrement mobilisé dans les discours politiques pour légitimer ou délégitimer un pouvoir en place, ce qui témoigne de sa force symbolique persistante.
Enfin, le troisième axe a abordé le 7 février comme principe d’institutionnalisation et mécanisme de légitimation du pouvoir. En fixant constitutionnellement cette date, le système politique haïtien s’est doté d’un repère juridique structurant la temporalité de la présidence et participant à la stabilité du régime démocratique. Le 7 février agit ainsi comme une frontière constitutionnelle, rappelant le caractère limité de l’exécutif et l’obligation d’alternance. Il constitue également une date de reconnaissance institutionnelle et sociale du pouvoir, incarnant l’ordre constitutionnel, la continuité républicaine et le pacte démocratique.
L’investiture du Président Jean-Bertrand Aristide, premier dirigeant élu démocratiquement au suffrage universel en Haïti, le 7 février 1991, est venue renforcer la portée institutionnelle et symbolique de cette date. Elle a consacré le 7 février comme l’expression tangible de la volonté populaire et de la légitimité démocratique. Dès lors, cette date s’est imposée non seulement comme un repère constitutionnel structurant la temporalité du pouvoir exécutif, mais également comme un symbole fort de participation citoyenne et d’alternance politique.
À l’issue des interventions, un débat nourri s’est engagé entre participants et intervenants. L’échange a permis de revisiter les enjeux historiques et institutionnels liés au 7 février, tout en interrogeant les défis contemporains de la démocratie haïtienne.
Au-delà du rappel historique, cette activité académique a mis en lumière l’importance de penser les dates fondatrices non seulement comme des souvenirs, mais comme des structures normatives qui continuent de façonner la vie politique nationale.
AVIS DE DÉCÈS
La FSEA annonce, avec infiniment de peine, le décès de Frantz-Lee Laurent, étudiante en 1ère année A, survenu le 26 janvier 2026. Les funérailles de la très regrettée seront chantées le mercredi 04 février 2026, à l’église Internationale d’outre-mer sise à Faustin 1er, Delmas 75, à compter de 6h30.

Une semaine d’examens entre stress, silence et espoir de réussite
L’Université de la Fondation Dr Aristide vit cette semaine au rythme des examens de la première session. Débutées le lundi 26 janvier 2026, ces épreuves constituent un moment clé d’évaluation des connaissances et des compétences acquises par les étudiants au cours du premier semestre.
Dès les premières heures de la journée, l’ambiance du campus tranche nettement avec l’effervescence habituelle des périodes de cours. La cour universitaire, ordinairement animée par les échanges et les déplacements continus, est désormais empreinte d’un calme presque solennel. Ici et là, des étudiants se regroupent en petits cercles, cahiers et notes à la main, relisant une dernière fois leurs leçons, récapitulant des formules, échangeant à voix basse avant l’épreuve à venir.
Pendant que certains peaufinent encore leur préparation à l’extérieur, d’autres ont déjà rejoint les salles d’examen. À l’intérieur, le silence est rompu uniquement par le froissement des feuilles et le regard attentif des surveillants. Chaque étudiant, concentré, tente de mobiliser ses acquis pour répondre aux exigences des sujets proposés.
Sur la cour, le décor offre une scène saisissante. Les blouses blanches des étudiants, emblématiques de l’institution, se détachent sur le paysage verdoyant du campus, offrant un contraste visuel remarquable. Mais derrière cette harmonie apparente, la tension est palpable. Les regards trahissent le stress, l’enjeu et l’espoir qui accompagnent ces moments déterminants du parcours universitaire.
Interrogés sur le déroulement des examens, des étudiants de troisième et de quatrième année de médecine préfèrent rester prudents. Sans s’avancer sur les résultats, ils reconnaissent la diversité du niveau de difficulté des épreuves. « Certaines sont complexes, d’autres plus accessibles. Mais nous comptons déployer tous les efforts nécessaires pour réussir », confient-ils, avec un mélange de lucidité et de confiance.
À l’approche de la fin des examens, prévue pour ce samedi, l’ensemble de la communauté estudiantine retient son souffle. Tous nourrissent l’espoir d’obtenir de bons résultats, condition essentielle pour poursuivre leur formation et franchir une nouvelle étape de leur parcours académique à l’Université de la Fondation Dr Aristide.
L’UNIFA célèbre la dignité humaine dans une ambiance artistique et engagée
L’Université de la Fondation Dr Aristide a célébré la fête de la dignité, une activité d’envergure marquée par un message fort sur la valeur intrinsèque de la personne humaine, conjugué à des prestations artistiques variées qui ont tenu le public en haleine tout au long de la cérémonie.
Dans son discours d’ouverture, Mme Mildred Aristide a rappelé que la dignité humaine est une valeur fondamentale qui ne dépend ni des conditions sociales ni du regard d’autrui. « La dignité ne dépend ni de la richesse, ni du statut, ni du regard d’autrui. Elle naît avec l’être humain et l’accompagne jusqu’à son dernier soupir », a-t-elle souligné, appelant à une société fondée sur le respect, la justice et l’inclusion.
S’adressant particulièrement aux étudiants, Mme Aristide a insisté sur l’engagement de l’Université en faveur d’une éducation sans exclusion. « Chers Unifaristes, célébrer la dignité, c’est affirmer que chaque personne mérite respect, considération et justice. C’est refuser l’humiliation, le mépris, la violence et l’exclusion. Une éducation sans exclusion, voilà notre option à l’UNIFA », a-t-elle déclaré, avant d’adresser ses vœux pour l’année 2026.
Après cette intervention solennelle, la cérémonie a pris une tournure festive avec l’entrée en scène de l’orchestre de l’UNIFA. Les interprétations musicales ont mis l’ambiance à l’auditorium, rapidement gagnée par l’enthousiasme du public. Deux étudiants ont ensuite enflammé la salle, provoquant une vague de cris et d’applaudissements.
Le Club de l’Excellence a marqué l’un des temps forts de la journée avec la présentation d’un sketch intitulé « Divize pou donte », extrait du livre Haïti Haïtii (article 16). une performance à la fois engagée et appréciée, qui a porté l’ambiance à son apogée. Dans la même dynamique, une étudiante de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP), accompagnée de la Chorale de l’UNIFA, a offert une prestation singulière, très applaudie par l’assistance.
La créativité estudiantine s’est poursuivie avec un hommage musical rendu à la sélection nationale de football pour ses performances lors des éliminatoires, un moment salué par une ovation prolongée. Une danse folklorique intitulée « Restitution », portée par plusieurs étudiants, a également retenu l’attention par la force de son message. Les prestations artistiques se sont ensuite enchaînées, allant de la musique à la danse, sous les ovations d’un public conquis.
Moment de reconnaissance et de fierté académique, l’Université de la Fondation Dr Aristide a profité de cette célébration pour honorer quatre anciens étudiants de la FSJP ayant brillamment réussi le concours d’admission à l’École du Barreau de Port-au-Prince.
Mme Mildred Aristide a conclu la cérémonie en félicitant les étudiants pour leur engagement et leur créativité. Pour prolonger l’esprit de partage et d’espoir, elle a procédé à l’attribution, par tirage au sort, d’une bourse d’études par faculté, avec deux bourses accordées à la Faculté de Médecine, scellant ainsi une célébration placée sous le signe de la dignité, de l’excellence et de l’espoir.
À travers cette fête de la Dignité, l’Université de la Fondation Dr Aristide réaffirme sa vocation d’institution engagée, où la formation académique va de pair avec la promotion des valeurs humaines, de la justice sociale et de l’inclusion. En plaçant la dignité au cœur de son projet éducatif, elle confirme son rôle de creuset de citoyens responsables, conscients de leur valeur et appelés à contribuer activement à la transformation positive de la société haïtienne.











Jeudi de l’UNIFA : Une soutenance qui met en lumière les défis de l’effectivité de la déclaration de patrimoine en Haïti
Le jeudi de l’UNIFA du 20 novembre 2025 s’est distingué par une ambiance inhabituelle au sein de la communauté unifariste. Au cours de cette séance, l’Université la Fondation Dr Aristide a vibré au rythme d’une soutenance de mémoire qui a mis en lumière l’un des grands défis de la gouvernance haïtienne : la lutte contre la corruption. L’étudiant en Sciences juridiques, Salomon Charles, a présenté un travail percutant en vue de l’obtention du grade de Licencié en Sciences juridiques. Intitulée « Analyse de l’effectivité de la Loi du 12 février 2008 portant déclaration de patrimoine par certaines catégories de personnalités politiques, de fonctionnaires et autres agents publics », sa recherche révèle un large fossé entre la volonté affichée par la loi et la réalité de son application, dressant le constat d’un outil essentiel paralysé par l’impunité.

Dès l’introduction, l’impétrant souligne la pertinence de son sujet : la déclaration de patrimoine, un outil essentiel de bonne gouvernance, demeure peu appliquée en Haïti. Alors que cette obligation vise à favoriser la transparence, prévenir l’enrichissement illicite et renforcer la confiance dans les institutions, elle se heurte à un sérieux problème d’effectivité.
Pour mieux comprendre ce décalage entre la norme et sa mise en œuvre, Salomon Charles a formulé une question centrale: Dans quelle mesure la loi du 12 février 2008 est-elle appliquée de manière effective en Haïti ? Son hypothèse principale avance que l’application partielle de cette loi, combinée au manque de sanctions effectives, compromet sérieusement son rôle dans la lutte contre la corruption.
Son travail vise à évaluer le niveau d’application de cet outil dans le contexte haïtien et poursuit trois objectifs spécifiques :
- évaluer le niveau réel de respect de la déclaration de patrimoine par les catégories concernées ;
- analyser les impacts liés à son application;
- examiner l’efficacité des sanctions et comparer les dispositifs haïtiens avec ceux de la France.
Pour étayer son analyse, l’étudiant s’est appuyé sur deux grandes théories : le positivisme juridique, selon lequel le droit doit être appliqué de manière objective et impersonnelle, et la théorie de la puissance publique, qui rappelle le devoir de l’État de faire respecter les normes, même face aux résistances individuelles. Ces deux cadres renforcent l’idée que l’État haïtien a non seulement le pouvoir, mais aussi l’obligation d’assurer l’application stricte de la déclaration de patrimoine et de sanctionner les manquements.
Sur le plan méthodologique, Salomon a combiné approche qualitative et quantitative. L’analyse documentaire lui a permis d’examiner les normes, rapports et textes pertinents, tandis que les données chiffrées fournies par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) ont servi à mesurer le niveau de conformité. Cependant, il reconnaît plusieurs contraintes : manque d’accès aux acteurs institutionnels, absence de données récentes, et rareté des documents de déclaration de patrimoine, limitant ainsi certaines analyses plus poussées, notamment le croisement des informations.

Son mémoire est structuré en deux grandes parties: la première explore le cadre normatif et institutionnel entourant la déclaration de patrimoine en Haïti ; la seconde évalue l’application concrète de cette norme, avec une attention particulière aux sanctions prévues.
Les résultats sont sans équivoque :
- le non-respect de la loi est massif. Les chiffres disponibles révèlent un taux de conformité alarmant : seulement 9,8 % des personnes visées ont respecté la loi entre 2008 et 2022, laissant ainsi plus de 90 % des responsables publics en totale violation d’une obligation constitutionnelle, conventionnelle et légale.
- les sanctions sont inadaptées et rarement mises en œuvre ;
- en comparaison, la France mise davantage sur la force dissuasive des sanctions pénales, ce qui renforce l’application de l’obligation.
Pour remédier à cette situation, le jeune chercheur formule plusieurs recommandations : clarifier l’article 18 de la loi de 2008, particulièrement en lien avec l’éventuelle entrée en vigueur du nouveau code pénal ; appliquer réellement les sanctions existantes ; instaurer un système de sanctions graduées ; autoriser la publication des déclarations de patrimoine ; et établir un rapport annuel d’évaluation de cet outil.
En somme, ce mémoire met en lumière un enjeu crucial pour la gouvernance en Haïti : une loi, même bien conçue, demeure symbolique si elle n’est ni appliquée ni renforcée par des mécanismes de contrôle efficaces. Le travail de Salomon Charles apporte ainsi une contribution importante à la réflexion nationale sur la transparence et la lutte contre la corruption.

Échange fructueux entre le Président de l’UNIFA, les représentants de classes et les membres du Club de l’Excellence
Le Président de l’Université de la Fondation Dr Aristide, Dr Jean-Bertrand Aristide, a rencontré, le vendredi 7 novembre 2025, les représentants de classes et les membres du Club de l’Excellence pour une séance de réflexion centrée sur l’éducation inclusive. Educare sine exclusione. L’échange a porté sur la nécessité, pour chaque étudiant, d’observer, de comprendre et de documenter la réalité de sa communauté.
Pour illustrer cette idée, le Président a introduit deux notions clés : l’« homunculus-cortical » et « l’organisation somatotopique du cerveau ». Il a souligné que le terme homunculus en latin signifie « petit homme ». L’adjectif « cortical », en revanche, est dérivé du mot « cortex ». Il a distingué cet usage scientifique de l’« homunculus » des alchimistes, qui, plusieurs siècles auparavant, tentaient d’imaginer la création d’un être humain artificiel. Ces deux concepts, bien que portant le même nom, renvoient à des réalités totalement différentes.
S’agissant de l’organisation somatotopique du cerveau, Dr Aristide a expliqué qu’elle correspond à la représentation des différentes parties du corps sur la surface corticale. En manipulant un modèle anatomique, il a rappelé que le cerveau est divisé en deux hémisphères et que toutes les parties du corps sont représentées sur la carte corticale. « Ce qu’il faut retenir, ce ne sont pas les détails, mais le pourcentage du corps représenté sur cette carte corticale. Par exemple, les mains occupent 20 à 25 % de la surface corticale », a-t-il indiqué, pour montrer la place disproportionnée accordée à certaines parties du corps.
Sur cette base, le fondateur de l’Université a proposé une analogie destinée à renforcer la vision éducative de l’institution. De même que chaque partie du corps est représentée dans le cerveau, chaque étudiant doit être capable de représenter dans sa pensée non seulement ses propres intérêts ou ceux de sa famille, mais aussi ceux de son quartier, de ses amis, de sa zone et de son pays. Cette perspective, a-t-il précisé, reflète les principes d’une éducation inclusive: développer son potentiel cognitif tout en restant ouvert à son environnement social. Educare sine exclusione. Selon lui, cette ouverture nourrit une intelligence citoyenne, capable d’observer, de comprendre et d’agir sur le réel.
Dans cette logique, le Président a insisté sur l’importance du formulaire distribué aux représentants de classe. Ce document permet d’identifier les infrastructures communautaires essentielles — services publics, établissements scolaires, structures sanitaires, entre autres — afin de mieux comprendre les conditions sociales, économiques et sanitaires propres à chaque localité. En collectant ces informations, chaque étudiant contribue à une cartographie actualisée du territoire et à un renforcement des liens entre savoir, solidarité et engagement communautaire.
Cette rencontre a ainsi permis de mettre en évidence la mission centrale de l’Université de la Fondation Dr Aristide: former des citoyens conscients, responsables et impliqués dans l’amélioration de leur environnement.

Avis de décès
L’Université de la Fondation Dr Aristide salue la mémoire de l’ingénieur en informatique et professeur, M. Carl Friedrich Lacrête, décédé le 04 Septembre 2025.
La disparition de M. Lacrête constitue une perte énorme pour notre université et notre pays. Esprit brillant, libre, passionné de science et de technologie, M. Lacrête était un cadre international avec une Maîtrise en Bases de Données et Intégration de Systèmes.
Il avait prêté ses services en Haïti, en Amérique du Nord et en Afrique.
Le Conseil d’Administration, le Rectorat, les Décanats et le Corps Professoral adressent leurs plus sincères condoléances à sa famille, ses proches, ses collègues professeurs et ses étudiants.
Déroulement des examens d’admission

L’Université de la Fondation Dr Aristide a organisé, ce mardi 2 septembre, ses examens d’admission, offrant l’opportunité à des candidats de poursuivre leurs études supérieures dans des filières prestigieuses telles que la médecine, l’odontologie, les sciences infirmières, la pharmacie, le laboratoire, la physiothérapie, le génie, l’architecture, les sciences juridiques et politiques, les sciences économiques et administratives, l’agronomie, et l’éducation permanente.
Dès les premières heures de la matinée, l’ambiance était particulière sur le campus. Une multitude de postulants s’est rassemblée dans la cour, certains plongés dans leurs dernières révisions, d’autres échangeant dans un calme relatif, tous animés par un même espoir : rejoindre les rangs de l’Université de la Fondation Dr Aristide. Pourtant, lorsque l’heure d’entrée a sonné, le silence s’est imposé, laissant place au bruissement des feuilles et au froissement des stylos sur les copies d’examen.
Les épreuves, marquées par une atmosphère de concentration et de tension, se sont déroulées sous la supervision attentive des surveillants. Ces derniers n’ont cessé de rappeler les consignes aux candidats. « Nom et prénom sur les feuilles. Si vous donnez une bonne réponse à un camarade, vous réduisez automatiquement votre chance d’être avec nous », a lancé l’un d’eux, soulignant le caractère compétitif de cette journée.
Si le stress était omniprésent, il était contrebalancé par une ferveur et une conviction remarquables. Interrogés sur leur motivation à choisir l’Université de la Fondation Dr Aristide, les réponses des candidats Accilien, Nicolas et Jean Gardy ont fusé, unanimes : « C’est par amour pour cette grande université que nous sommes ici. » Une déclaration simple, mais lourde de sens, qui résume un sentiment partagé par beaucoup.
À la sortie des épreuves, jugées « entre facile et difficile », deux candidates sont revenues sur ce qui a guidé leur choix. « J’aime la façon dont l’institution forme ses étudiants, leur offre la liberté de s’exprimer et leur permet de vivre une expérience enrichissante sur le campus », a confié Naïchekha, une postulante en médecine âgée d’environ 18 ans.
Lange, au regard brillant, a quant à elle exprimé son admiration pour le fondateur : « Mon choix est un choix de cœur et de conviction. Je suis de celles qui croient en la vision du Président Aristide. S’il a su diriger le pays avec passion, je suis convaincue qu’il dirigera cette université avec la même ferveur pour en faire l’une des meilleures au monde. »
Cette journée d’examens, aussi intense qu’émouvante, marque le début d’un processus de sélection exigeant, mais aussi porteur d’espoir pour des centaines de futurs étudiants qui rêvent de rejoindre une institution prestigieuse tournée vers l’excellence et guidée par une vision humaniste.
Reste à savoir qui franchira la prochaine étape : l’administration de l’Université annoncera bientôt les résultats.

