Actualités de l’UNIFA

Actualités de l’UNIFA

Semaine Scientifique

SEMAINE SCIENTIFIQUE
18 Mai – 23 Mai 2026
FOIRE DES SCIENCES

Chères étudiantes, chers étudiants,

L’Université de la Fondation Dr Aristide a le plaisir et l’honneur de vous convier à la Semaine
scientifique de l’année académique 2025-2026.
Cette semaine se veut l’expression vivante d’une véritable FOIRE DES SCIENCES.
Il ne s’agit pas simplement d’une exposition académique classique, mais d’un vibrant appel à la
réflexion et à l’action.
À l’occasion de cette foire des sciences, votre intelligence et vos talents artistiques illumineront
une vérité universelle : l’esclavage demeure le crime le plus grave de l’humanité.
À travers vos projets, vos créations et vos démonstrations, faites dialoguer savoir scientifique et
expression artistique afin d’éveiller les consciences et de nourrir une réflexion collective
profonde.
Nous avons choisi de vous regrouper par département géographique d’origine.
Futurs médecins, dentistes, infirmières, infirmiers, physiothérapeutes, rééducateurs, juristes,
politologues, ingénieurs, architectes, gestionnaires, économistes, comptables, agronomes,
pharmaciens, techniciens d’analyses biomédicales …, vous serez les ambassadrices et
ambassadeurs de la terre qui vous a vus naître.

Tous les fils et filles de votre département géographique portent encore les traces du caractère
systémique et déshumanisant de l’esclavage. Les séquelles physiques et mentales chez les
descendants du Berceau de l’humanité constituent une source de pathologies chroniques.
Cette Foire des sciences vous invite à établir les liens entre l’héritage de l’esclavage, les
inégalités structurelles, les violences sociales et les troubles psychologiques.
Convoitées et pillées par les esclavagistes et les néocolons, les richesses de vos terroirs doivent
désormais être reconnues, protégées et mises en valeur par leurs dignes fils et filles, gardiens
légitimes de cet héritage sacré.
Pour y parvenir, cette foire des sciences vous invite à:
• Identifier les corrélations entre notre histoire coloniale et la misère infra-humaine.
• Promouvoir la musicothérapie, les danses thérapeutiques et des rituels symboliques favorisant
la résilience collective.
• Contribuer à réduire la méfiance envers la médecine héritée du passé colonial et les inégalités
d’accès aux soins de santé.
• Affirmer la nécessité des réparations financières et mémorielles.
• Concevoir des modèles juridiques, politiques et économiques susceptibles de promouvoir un
développement durable et équitable.
• Imaginer des techniques agronomiques et des systèmes d’ingénierie adaptés aux spécificités
locales.
D’où l’exigence d’une expression claire du savoir scientifique au service de la dignité nationale.
Des primes seront attribuées aux projets scientifiques et artistiques les plus engagés sur ces
thématiques.
Votre projet sera, dès lors, une pierre posée à l’édifice de notre identité propre.
C’est un acte patriotique que nous vous invitons à poser: celui de mettre votre intelligence au
service de votre patrie, en partant de ses racines.
Allons-y unifaristement !
Faisons de nos origines la source de notre prospérité.
Que votre engagement transforme cette semaine scientifique en un lieu où vibrent les neurones
conscience!

Tabarre, le 6 Avril 2026.

La Ferme agricole de l’Université de la Fondation Dr Aristide a chaleureusement accueilli ses riverains.

Le vendredi 1er mai 2026, à l’occasion de la fête de l’agriculture et du travail, la Ferme agricole
de l’Université de la Fondation Dr Aristide a ouvert ses portes au public, offrant aux riverains une
immersion concrète dans ses activités de production.

                  

                 
Dès l’entrée, le visiteur est frappé par une organisation soignée et une mise en valeur attrayante
des denrées agricoles. Sur des tables soigneusement disposées, ont été alignés des produits variés
: poivrons aux couleurs vives, tomates bien mûres, aubergines lustrées, régimes de bananes,
patates et œufs de poule. Non loin de là, une ruche installée dans une boîte en verre a capté
l’attention, suscitant curiosité et admiration. Cette installation pédagogique a permis d’observer
de près le travail des abeilles.

       

Cette foire agricole, organisée à l’intention des habitants des environs, a visé avant tout à
rapprocher la ferme de sa communauté. Selon l’ingénieur-agronome Roger Rosen Jasmin, Chargé
de mission à la Ferme Agricole, l’initiative a répondu à un besoin d’information et de
sensibilisation. « Il est important que les riverains comprennent ce qui se fait ici et qu’ils
saisissent la portée de nos activités », a-t-il expliqué. Il a également précisé que l’ensemble des
produits exposés est issu d’une production entièrement organique, réalisée au sein même de
l’établissement.

       
Les étudiants impliqués dans les activités agricoles ont joué un rôle central dans cette journée.
Présents aux différents stands, ils ont pris le temps d’expliquer aux visiteurs les techniques de
production, les méthodes utilisées et leur propre participation au processus. Cette interaction
directe a permis de valoriser à la fois le savoir-faire acquis et l’approche pédagogique de
l’exploitation.

         
La mobilisation des riverains a témoigné de l’intérêt suscité par l’événement. Nombreux sont
ceux qui ont fait le déplacement pour découvrir cet espace. Pour une participante, cette initiative
est essentielle: « Cet événement permet aux riverains de faire connaissance avec cet espace si
important pour la communauté et pour la relance agricole », a-t-elle déclaré.
À travers cette foire, la Ferme agricole de l’Université de la Fondation Dr Aristide a confirmé son
rôle non seulement comme lieu de production, mais aussi comme espace d’apprentissage, de
sensibilisation et de partage avec la communauté environnante.

             

   

   

   

   

 

      

Message du Président de l’UNIFA

Le « jeudi de l’UNIFA » du 9 avril 2026 s’est inscrit dans la dynamique des célébrations consacrées à la naissance de Toussaint Louverture. Dès l’entame, le ton a été donné : il ne s’agissait pas seulement d’honorer un héros national, mais de réaffirmer la portée universelle de son combat. L’esclavage y a été présenté, avec force, comme « le plus grave crime contre l’humanité », tant par son ampleur que par la persistance de ses séquelles dans les sociétés contemporaines.

Dans cette dynamique, le président de l’Université, le docteur Jean-Bertrand Aristide, a adressé un message à la communauté estudiantine, lu par un panel composé de trois Unifaristes. Son intervention a insisté sur la nécessité d’un devoir de mémoire lucide, articulé autour des exigences de justice et de réparation, dans la perspective d’un monde fondé sur la liberté, l’égalité et la dignité humaine.

                         

Le point central du message a été l’annonce officielle de la semaine scientifique de l’année académique 2025-2026. Présentée comme une « véritable foire des sciences », cette initiative dépasse le cadre classique des expositions académiques. Elle se veut un espace d’interaction entre savoir scientifique et expression artistique, destiné à éveiller les consciences et à susciter une réflexion collective sur les héritages de l’esclavage.

Dans une approche résolument interdisciplinaire, les étudiants — issus de divers domaines tels que médecine, odontologie, sciences infirmières, physiothérapie, pharmacie, technologie médicale, sciences juridiques, sciences politiques, génie civil, architecture, gestion, économie, comptabilité, et agronomie — sont appelés à représenter leurs départements géographiques d’origine. Cette orientation vise à ancrer la production scientifique dans les réalités locales, tout en mettant en lumière les traces systémiques laissées par l’histoire coloniale.

                 

Les thématiques proposées témoignent de l’ambition du projet : établir des corrélations entre l’esclavage et les inégalités structurelles, analyser les impacts sur la santé physique et mentale, promouvoir des approches innovantes telles que la musicothérapie et les pratiques culturelles thérapeutiques, ou encore concevoir des modèles de développement durable adaptés aux contextes locaux.

               

 

L’accent a également été mis sur la nécessité de restaurer la confiance envers les systèmes de santé, souvent fragilisée par les héritages du passé colonial, ainsi que sur l’urgence de penser des mécanismes de réparation, tant financiers que mémoriels. Par ailleurs, la valorisation des ressources locales et la protection des richesses territoriales ont été présentées comme des leviers essentiels pour un développement endogène et équitable.

Au-delà des enjeux scientifiques, la prochaine semaine scientifique se veut un acte profondément patriotique. Chaque projet est envisagé comme une contribution à la construction d’une identité nationale consciente de ses racines et tournée vers l’avenir. Des distinctions seront attribuées aux initiatives les plus engagées, renforçant ainsi l’esprit d’excellence et de responsabilité.

En définitive, ce « jeudi de l’UNIFA » n’a pas seulement été un moment de célébration. Il a constitué une véritable plateforme de mobilisation intellectuelle et citoyenne, appelant la jeunesse universitaire à transformer le savoir en levier de dignité et de progrès. Un rendez-vous où mémoire et science se conjuguent pour esquisser les contours d’un avenir plus juste.

             

            

Diffusion d’images sans consentement, un mémoire tire la sonnette d’alarme

L’étudiant en sciences juridiques Rayschard Belotte a soutenu avec succès, le lundi 23 mars 2026, son mémoire de fin d’études intitulé « L’utilisation de l’image des personnes en Haïti sur les réseaux sociaux au regard de la présomption d’innocence et de la vie privée (2015-2025) ». Présenté devant un jury composé de Donnelet Frédérique (président), Lacks Guvens Cadette (lecteur critique) et Me Ducasse Joseph (directeur de mémoire), ce travail de recherche s’inscrit dans un contexte marqué par l’essor fulgurant du numérique dans le pays.

             

Dans son exposé, l’impétrant a attiré l’attention sur les conséquences juridiques de l’utilisation non consentie de l’image des individus sur les plateformes numériques. Selon lui, cette pratique constitue une atteinte directe à deux piliers fondamentaux du droit : le respect de la vie privée et la présomption d’innocence. « La législation haïtienne accuse un retard face à cette nouvelle réalité », a-t-il souligné pour justifier le choix de son sujet.

Le mémoire s’articule autour d’une problématique centrale : dans quelle mesure la diffusion d’images sans consentement sur les réseaux sociaux constitue-t-elle une violation des droits fondamentaux et des principes juridiques ? Pour y répondre, Rayschard Belotte a combiné une analyse documentaire approfondie avec une enquête de terrain reposant sur des approches à la fois quantitative et qualitative.

 

       

Les résultats de cette enquête, menée auprès de 200 personnes, sont sans équivoque. Près de 95,5 % des répondants estiment que l’image des individus est utilisée de manière irrespectueuse sur les réseaux sociaux. Plus marquant encore, 98 % des participants se prononcent en faveur de l’adoption d’une loi visant à encadrer cette pratique.

Pour le chercheur, ces chiffres traduisent une prise de conscience collective face aux dérives observées dans l’espace numérique. Ils confirment non seulement l’ampleur du problème, mais aussi la forte demande en faveur d’une intervention législative.

Au-delà du constat, le mémoire plaide pour une réforme du cadre juridique haïtien afin de mieux protéger les citoyens. L’objectif, selon l’auteur, est de combler le vide légal actuel et de prévenir les violations répétées des droits fondamentaux dans l’environnement numérique.

Par la pertinence de son analyse et l’actualité du sujet traité, ce travail contribue à alimenter le débat sur la régulation des réseaux sociaux en Haïti, à un moment où les usages numériques redéfinissent les rapports sociaux et juridiques.

La soutenance de Rayschard Belotte marque ainsi une étape importante dans la réflexion académique sur les droits numériques dans le pays.

       

       

                  

 

 

 

Des résidents de l’UNIFA témoignent de leur engagement au service de la communauté

L’auditorium de l’Université de la Fondation Dr Aristide a accueilli, ce jeudi 19 mars, une nouvelle édition du « jeudi de l’UNIFA », marquée par les interventions de plusieurs médecins résidents venus partager leurs expériences professionnelles et humaines à l’Hôpital Universitaire Dr Aristide. À travers des récits à la fois sobres et percutants, ces jeunes praticiens ont mis en relief les exigences du métier, mais surtout la portée du service à la communauté.

                 

Premier intervenant, le Dr Boyer a retenu l’attention en revenant sur un choix atypique : celui d’effectuer son service social au centre de santé de Casal, une zone difficile d’accès située non loin de Cabaret. À rebours d’une tendance qui pousse de nombreux jeunes médecins vers les grands centres hospitaliers de la capitale, il a privilégié un environnement où les besoins sont criants. « C’est au cœur des milieux les plus modestes que la médecine prend tout son sens », a-t-il expliqué, assumant un choix guidé par des convictions plutôt que par la recherche de visibilité.

Son passage dans cette localité a également débouché sur une production scientifique. Le médecin a mené une étude sur la prévalence des infections respiratoires aiguës chez les enfants de moins de cinq ans à Casal, un travail validé et publié dans les annales de l’université, témoignant de l’intérêt académique de ces terrains souvent négligés.

Dans la même veine, le Dr Boyer a rappelé la philosophie de l’Hôpital Universitaire Dr Aristide, fondée sur le principe de « santé sans exclusion », insistant sur l’accessibilité des soins comme pilier central de l’action médicale menée au sein de l’institution.

Au service de pédiatrie, la docteure Emmanuella Amédée fait face, quant à elle, à une réalité quotidienne marquée par l’urgence et la précarité. Elle a décrit un environnement où les défis sont constants, notamment à travers les cliniques mobiles et les consultations gratuites organisées pour les populations défavorisées. Malgré les contraintes, une ligne directrice demeure : aucun patient n’est refusé.

Dre Amédée a évoqué des situations particulièrement éprouvantes, où des enfants gravement malades, rejetés par plusieurs structures hospitalières, sont finalement pris en charge par son service. « Il nous arrive de passer des nuits entières à tenter de sauver des vies », a-t-elle confié, soulignant l’ampleur des efforts déployés par les équipes médicales.

Intervenant ensuite, la Dre Medgina Félix, résidente en ophtalmologie, a proposé une lecture plus symbolique de sa spécialité. Pour elle, « l’œil est le miroir de la société », une affirmation qu’elle a illustrée par des cas cliniques marquants, notamment celui d’une patiente ayant recouvré la vue grâce à une prise en charge adaptée. Son témoignage a mis en évidence le rôle souvent sous-estimé de l’ophtalmologie dans l’amélioration des conditions de vie.

Clôturant la série d’interventions, la Dre Mitchana Alexandre a consacré son allocution à la radiologie, un domaine encore émergent en Haïti. Elle a plaidé pour une meilleure intégration de cette spécialité dans le système de santé, la présentant comme un outil indispensable au diagnostic. « La radiologie constitue les yeux de la médecine », a-t-elle soutenu.

Au-delà de l’aspect technique, son intervention a pris une dimension personnelle lorsqu’elle a évoqué les difficultés traversées après la perte de sa mère au début de ses études médicales. Un parcours marqué par la résilience, qui nourrit aujourd’hui son ambition de voir se développer en Haïti une radiologie plus avancée, notamment interventionnelle, afin de limiter le recours aux soins à l’étranger.

Les échanges avec le public ont permis de prolonger la réflexion, dans une atmosphère attentive et engagée. Cette édition du « jeudi de l’UNIFA » aura ainsi offert bien plus qu’un simple partage d’expériences : un témoignage collectif sur les défis de la médecine en Haïti et sur la volonté d’une nouvelle génération de praticiens d’y répondre avec rigueur, humanisme et détermination.

           

                   

                   

 

                   

                    

 

Graduation 2026

 l’UNIFA célèbre sa 8ème promotion

Le dimanche 1er mars 2026 restera une date marquante pour l’Université de la Fondation Dr Aristide. À l’occasion de la graduation de sa 8ème promotion, l’institution a offert une cérémonie à la fois solennelle et vibrante, marquée par des discours forts, des prestations musicales envoutantes et une ferveur palpable dans l’auditorium.Placée sous le thème « Neurone conscience », la célébration a conjugué émotion, vision et engagement pour l’avenir.

           

             

Dès les premières heures de la matinée, l’atmosphère s’est révélée singulièrement chaleureuse. Entre fierté, reconnaissance et espérance, la communauté universitaire s’est rassemblée pour célébrer l’aboutissement de plusieurs années d’efforts académiques et de sacrifices consentis.

                             

Le point culminant de la matinée fut sans conteste le discours du président de l’Université, le Dr Jean-Bertrand Aristide. Fidèle à son éloquence, il a su mêler références historiques, appels à la responsabilité citoyenne et touches personnelles. « À l’ombre de nos grenadiers, Minouche et moi sommes ravis de vous saluer vertièrement. (…) Ce matin, en compagnie des unifaristes qualifiés pour obtenir leur diplôme, nous vous accueillons avec cette même noblesse qui porta nos aïeux vers la victoire », a-t-il lancé en ouverture, établissant un pont symbolique avec la bataille fondatrice de l’indépendance haïtienne.

Dans un élan lyrique qui a conquis l’assemblée, il a adressé une dédicace émouvante à son épouse, Mildred Aristide. « Chaque graduation nous invite à composer une symphonie de gratitude spéciale pour une personne spéciale. Cette année, la partition de gratitude est en mi majeur car il s’agit de Minouche », a-t-il confié, insufflant une note d’intimité et de gratitude au cœur de la solennité académique.

Après avoir rendu un hommage mérité aux membres du Conseil d’administration et au corps professoral pour leurs réalisations et leurs exploits pédagogiques, Dr Aristide s’est tourné vers les parents, saluant le poids des sacrifices consentis pour l’éducation des enfants en Haïti. « Nou merite anpil respè pou tout sakrifis nou deja fè paske chay edikasyon ann Ayiti pa janm piti. Plis mwen imajine jan papa ak manman travay di pou edikasyon pitit yo, plis m anvi koube pi ba pou salye kouraj nou e anbrase nou fratènèlman », a-t-il déclaré, provoquant une vague d’émotion et une ovation nourrie dans le public.

           

                 

C’est avec vigueur que l’ancien Chef d’Etat s’est ensuite adressé aux nouveaux diplômés, les exhortant à incarner une élite responsable. « Vous aspirez légitimement à intégrer l’élite de ce pays. Mais êtes-vous prêts à incarner une élite imaginaire ou celle qui allie science et conscience? Rappelez-vous, pour contribuer à guérir notre pays souffrant de négligence spatiale unilatérale, nos élites ne doivent être ni des anosognosiques politiques ni des analphabètes politiques. » a-t-il martelé, soulignant la nécessité pour eux de se préparer à participer à la gestion de la restitution des 21 milliards de dollars, longtemps contestée par ce qu’il appelle les esclaves mentaux.

             

Le moment fort du discours fut l’annonce d’une mesure phare. Évoquant la mémoire de sa mère, qui avait offert 100 bourses d’études en 2021, lors de la célébration de son centenaire, Dr Aristide a révélé que 578 étudiants en agronomie en avaient déjà bénéficié. Puis, sous les applaudissements, il a déclaré que les études en agronomie seront désormais entièrement gratuites. Une décision saluée par le public.

La cérémonie, ponctuée par la remise des diplômes et le serment des gradués, a également été rythmée par des intermèdes musicaux, dont des prestations de l’Orchestre Philharmonique de l’UNIFA. Les Unifaristes ont animé l’auditorium avec énergie, ajoutant une touche magique à l’événement. Le public, en liesse, a applaudi, crié et encouragé chaque performance.

             

               

                  

Prenant la parole à son tour, Mme Mildred Aristide a présenté ses condoléances au Père Wesner Nérée, avant de saluer la présence de sa fille Michaëlle sur le podium, venue assister à la cérémonie avant de recevoir son doctorat dans deux mois. Elle a également remercié les nombreuses personnalités présentes pour leur engagement et leur soutien à l’Université et à l’Hôpital Universitaire Dr Aristide.

À l’issue de la cérémonie, des étudiants, accompagnés de plusieurs agriculteurs, ont rendu un hommage particulier à la mère du Président Aristide, tandis que les lauréats des différentes facultés étaient officiellement honorés pour leurs réussites académiques et leur parcours exemplaire.

     

 

La journée s’est achevée sur une note à la fois artistique et symbolique, avec l’interprétation de la chanson « Au revoir », composée par le Dr Jean-Bertrand Aristide lui-même.

Avec cette 8ème promotion, l’Université de la Fondation Dr Aristide ne célèbre pas seulement la fin d’un cycle. Elle lance un appel solennel à une génération de jeunes professionnels, invités à mettre leurs compétences au service d’une responsabilité nationale renouvelée.

   

   

           

    

     

   

 

 

                   

       

       

     

 

         

 

 

 

 

 

 

Cérémonie de prise de coiffe et d’habit

La Faculté des Sciences Infirmières de l’Université de la Fondation Dr Aristide a organisé, ce
jeudi 11 décembre, à l’auditorium du campus, la cérémonie officielle de prise de coiffe et d’habit
pour les 158 étudiants issus de la cohorte 2025-2026. Un moment solennel, marqué par des
messages forts de solidarité, de persévérance et d’engagement humanitaire.
C’est par une citation puissante du Président Jean-Bertrand Aristide – « Si l’un de nous souffre,
nous souffrons tous. Lè nen pran kou, je kouri dlo » – que la Directrice de la Faculté des Sciences
Infirmières, Miss Marjorie Gaussain, a ouvert l’événement. Un message choisi pour rappeler le
cœur de la profession. « A travers ces mots, nous avons la preuve que tous nous sommes
interconnectés, tous nous sommes solidaires », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Ici, à l’UNIFA,
nous formons des scientifiques, mais des scientifiques compatissants, combinant chez eux rigueur
scientifique et humanité. »
Après plusieurs mois d’initiation intensive depuis la rentrée académique 2025-2026, ces étudiants
ont franchi une étape cruciale de leur parcours. La Directrice a salué leur persévérance face aux
obstacles. Elle a détaillé le programme exigeant de cette première année, qui mêle biologie,
anatomie, physiologie, introduction à la pharmacologie, principes de soins, mais aussi
assainissement, chimie, communication et psychologie. « Ces enseignements leur permettront
d’être des professionnels qualifiés pour se mettre efficacement au service de leur communauté »,
a-t-elle précisé.
À l’approche de leur première entrée en milieu hospitalier, la Directrice les a exhortés à
poursuivre leurs efforts avec détermination. S’inspirant de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines,
elle leur a rappelé une devise de persévérance : « Chers étudiants, quotidiennement, chaque jour,
vous devez vous dire pour répéter l’Empereur Jean-Jacques Dessalines, je veux et je peux. »
La cérémonie a également été ponctuée d’un moment d’histoire et d’hommage. Miss Darius
Morancy a présenté la biographie de Claire Heureuse Bonheur, première infirmière d’Haïti, dont
l’engagement humanitaire durant la période révolutionnaire demeure un modèle. Dévouée aux
malades, active même dans les conditions les plus difficiles, elle est reconnue comme une figure
majeure dans la valorisation de la profession infirmière dans le pays.
L’événement a culminé avec la traditionnelle prise de coiffe pour les étudiantes et la prise d’habit
pour les étudiants. Dans une atmosphère empreinte de joie, de fierté et d’espoir, les 158 futurs
professionnels ont symboliquement franchi une étape déterminante de leur formation. Parents,
proches et membres de l’institution ont salué une cérémonie marquante, porteuse d’engagement
et d’avenir.
Cette promotion, officiellement engagée sur la voie des soins, porte désormais la double
responsabilité de l’excellence scientifique et de l’indéfectible humanité, incarnant l’idéal de
solidarité et de service qui a marqué cette journée mémorable.

 

Réflexion autour des pensées du Dr Jean-Bertrand Aristide et du Dr Jean Price Mars

Le « jeudi de l’UNIFA » du 30 octobre 2025 a pris une dimension particulière, marquant une nouvelle fois la vitalité intellectuelle et le sens critique qui caractérisent l’Université de la Fondation Dr Aristide. Cette édition a réuni les représentants des différentes facultés autour d’un exercice d’analyse portant sur deux citations emblématiques du Dr Jean-Bertrand Aristide, Président de l’Université, et du Dr Jean Price Mars, figure majeure de la pensée haïtienne.

« Pour contribuer à guérir notre pays souffrant d’une négligence spatiale unilatérale, les élites ne doivent être ni des anosognosiques politiques ni des analphabètes politiques », a affirmé le Dr Aristide. Quant au Dr Jean Price Mars, il déclarait : « La classe dirigeante se désintéresse du sort des masses. » Ces deux réflexions, issues d’époques différentes, ont servi de point de départ à un dialogue intergénérationnel autour des responsabilités des élites et de la nécessité d’un engagement citoyen et collectif pour transformer la société haïtienne.

Un jury composé de Me Joselaine Mangnan, Doyenne de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, présidente, Me Blanchard Jean-Baptiste et Me Joseph Ducasse (membres) avait pour mission d’évaluer les interventions des étudiants et de sélectionner les trois meilleures prestations. Chaque participant disposait de cinq minutes pour présenter son analyse, établir les liens entre les deux citations et questionner les similitudes de pensée entre les deux auteurs.

La Faculté des Sciences Juridiques et Politiques a ouvert la séance avec une intervention alliant profondeur analytique et appel à l’action. La Faculté des Sciences de Réhabilitation a proposé une lecture critique des deux pensées, tandis que la représentante de la Faculté des Sciences de la Nature et de l’Agriculture (FSNA) a su démontrer, avec clarté et conviction, les points de convergence et de divergence entre les deux auteurs, tout en invitant à une prise de conscience collective pour un changement radical du pays.

La représentante de la Faculté des Sciences Infirmières a mis en lumière l’unité de vision entre les deux penseurs, soulignant qu’ils partagent un même constat sur la condition des masses tout en se distinguant par certaines nuances d’approche. Les représentants des autres facultés ont, à leur tour, déployé tous les efforts nécessaires pour captiver l’auditoire, proposant des analyses alliant la profondeur des citations des auteurs à une réflexion lucide sur la situation actuelle du pays. La compétition pour la première place fut particulièrement serrée : les interventions, chacune plus éloquente que la précédente, ont su séduire le public, qui n’a cessé d’applaudir avec enthousiasme à l’issue de chaque prestation.

Après délibération, le jury a décerné le premier prix à la représentante de la FSNA, Kaïla François, saluant la pertinence et la cohérence de son intervention. Rose Sterling Marcellus, la représentante de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques a remporté la deuxième place. Suivie de la Faculté des Sciences Infirmières, classée troisième, représentée par Lois-Shama Catherine Marcellus.

Ce « jeudi de l’UNIFA » a une fois de plus mis en évidence la mission éducative et citoyenne de l’Université de la Fondation Dr Aristide : former des esprits critiques, conscients de leur rôle dans la construction d’une société plus juste, solidaire et équitable.

 

 

Joseph Lois-Shama Catherine, étudiante en 4ème année à la Faculté des Sciences Infirmières
Marcellus Rose Sterling, étudiante en 4ème année à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques
Romain May Kelens, 4ème année à la Faculté des Sciences Economiques et Administratives
Jade Maelie Maignan, étudiante en 4ème année à la Faculté de Génie et Architecture
Francois Kaila, etudiante en 2ème année à la Faculté des Sciences de la Nature et de l’Agriculture
Jean Jacques Kim Wilny Geneviève, étudiante en 5ème année à la Faculté D’Odontologie
Jean Pierre Louidji, étudiante en 5ème année à la Faculté de Médecine
Fortuna Youlivebine, étudiante en 3ème année à la Faculté des Sciences de Réhabilitation

 

Benjamin Widmaier Simeon, étudiant en 3ème année à la Faculté de Pharmacie et des Sciences Biomédicales

 

 

Les trois gagnantes du concours, de la droite vers la gauche: 1ère, 2ème, 3ème
Le jury composé de Me Joselaine Mangnan, Doyenne de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, présidente, Me Blanchard Jean-Baptiste et Me Joseph Ducasse

   

 

 

 

Jeudi de l’UNIFA : retour sur l’impact dévastateur de la Peste Porcine Africaine en Haïti

L’Université de la Fondation Dr Aristide a accueilli, ce 23 octobre, dans le cadre du « jeudi de l’UNIFA », l’Agronome Roger Rosen Jasmin. À travers une conférence sur « L’impact de la Peste Porcine Africaine (PPA) au début des années 80 sur l’élevage porcin en Haïti », il a invité l’assistance à une réflexion approfondie sur l’avenir de cette filière dans le pays.

Au cours de son intervention, l’agronome Jasmin a d’abord présenté la nature et les caractéristiques de la maladie. Selon lui, la Peste Porcine Africaine est une maladie virale hautement contagieuse qui touche aussi bien les porcs domestiques que sauvages, quel que soit leur âge. Elle entraîne des pertes économiques considérables et représente une menace sanitaire majeure pour les pays touchés.

Très résistante, la PPA se propage rapidement, favorisée par les échanges commerciaux internationaux et les mouvements d’animaux et de produits dérivés.

Une maladie redoutable et difficile à contrôler

L’agronome a expliqué que le virus responsable de la PPA, un virus à ADN du genre Asfivirus appartenant à la famille des Asfarviridae, peut rester viable pendant de longues années dans le sang. La transmission s’effectue soit par contact direct entre animaux sains et malades, soit par voie indirecte, notamment à travers les objets contaminés, la nourriture ou le transport d’animaux infectés.

Parmi les symptômes les plus fréquents, il a cité la forte fièvre, les hémorragies cutanées et internes, ainsi qu’un taux de mortalité particulièrement élevé. La période d’incubation varie entre cinq et dix jours. Dans sa forme chronique, la maladie provoque perte de poids, nécroses cutanées, ulcères et raideur articulaire, évoluant lentement sur plusieurs mois.

Un coup dur pour le monde rural haïtien

Revenant sur la situation avant l’épidémie, l’agronome Jasmin a rappelé qu’avant 1978, Haïti comptait plus d’un million de porcs, et près de 80 à 90 % des ménages ruraux en possédaient au moins un. Véritable « banque sur pattes », le porc représentait un pilier économique et social pour les familles paysannes.

Un porc acheté 50 gourdes pouvait être revendu entre 300 et 750 gourdes après engraissement, permettant aux paysans de faire face aux imprévus, de payer les frais scolaires ou même d’acquérir des terrains.

L’entrée de la maladie et la réponse de l’État

L’orateur a ensuite retracé l’historique de l’introduction de la PPA en Haïti. Découverte en République Dominicaine en juillet 1978, la maladie a rapidement inquiété les autorités haïtiennes. Le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) mit alors en place un cordon sanitaire le long de la frontière, allant de la baie de Manseline à Anse-à-Pitres.

Dans cette zone tampon de 15 km, plus de 21 000 porcs appartenant à près de 8 000 éleveurs furent abattus en trois mois, dans une tentative d’empêcher la propagation du virus. Malgré ces mesures drastiques, la maladie finit par se propager sur tout le territoire.

Le programme PEPPA/DEP et ses limites

Face à l’ampleur de la crise, l’État haïtien sollicita l’aide internationale pour éradiquer la maladie, donnant naissance au Programme d’Éradication de la Peste Porcine Africaine / Développement de l’Élevage Porcin (PEPPA/DEP).

Si le programme permit effectivement de supprimer la PPA, il eut des conséquences socio-économiques dramatiques. Le processus d’éradication s’accompagna d’une destruction totale du cheptel porcin haïtien, sans qu’un véritable programme de repeuplement ne soit mis en œuvre, contrairement à la République Dominicaine, où la filière porcine put être relancée.

Un héritage toujours douloureux

En conclusion, l’agronome Jasmin a souligné que cette période a marqué un tournant tragique pour la paysannerie haïtienne. La disparition du porc créole – parfaitement adapté aux conditions locales – a profondément désorganisé les systèmes agricoles et affaibli la résilience économique des ménages ruraux.

Cette présentation a offert aux participants un éclairage historique précieux sur une page sombre de l’agriculture haïtienne et sur la nécessité de politiques agricoles durables et adaptées aux réalités locales.

 

   

Quatorzième année des « jeudi de l’UNIFA »

La restauration solidaire au cœur des échanges

C’est dans une ambiance à la fois solennelle et chaleureuse que s’est déroulée, ce 9 octobre, la première édition du « jeudi de l’UNIFA » pour l’année académique 2025-2026. Tenu à l’auditorium du campus, l’événement a réuni étudiants, professeurs et membres de l’administration autour d’un programme riche en émotions et en réflexions.

La cérémonie s’est ouverte sur une prestation remarquable de l’Orchestre de l’UNIFA, dont les interprétations vibrantes ont captivé l’assistance. L’auditorium, conquis, a salué la performance par de longs applaudissements.

Prenant la parole, Mme Mildred Aristide a exprimé sa joie de souhaiter la bienvenue aux étudiants au nom d’elle-même et du Président de l’Université, le Dr Jean-Bertrand Aristide. Dans son allocution, elle a rappelé les trois piliers fondamentaux de l’institution : l’enseignement, la recherche et le service à la communauté.

Elle a profité de l’occasion pour annoncer un projet phare qui incarne ces trois dimensions: la restauration solidaire. Selon elle, cette initiative dépasse largement le cadre d’un simple service de cafétéria. « Bien plus qu’un simple service de cafeteria, cet espace sera un lieu privilégié d’apprentissage collectif, de recherche appliquée, et de service à notre communauté universitaire, et bien sûr à la communauté haïtienne », a-t-elle souligné. Mme Aristide a précisé que ce projet s’inscrit dans une vision globale que le Président Aristide résume par cette formule : « de la terre à l’assiette et de l’assiette à la santé »

Dans son intervention, le Responsable des Affaires Académiques, Dr Dodley Sévère, a procédé à l’ouverture officielle de l’année académique. Il a mis en avant l’importance des « jeudi de l’UNIFA » dans la formation des étudiants, précisant qu’ils constituent un espace complémentaire d’apprentissage et de réflexion, consacré à des thématiques non abordées dans le cursus de formation. Il a également rappelé que ces conférences feront l’objet d’une évaluation en fin d’année.

La rencontre a ensuite pris une tournure plus festive avec une nouvelle série de morceaux interprétés par l’Orchestre, ravivant une fois de plus la salle. L’enthousiasme de l’assistance témoignait de la vitalité et du dynamisme qui caractérisent la vie universitaire à l’Université de la Fondation Dr Aristide.

Profitant de cette ambiance conviviale, Madame Menos a rappelé aux étudiants les règles essentielles concernant la scolarité, tandis que la Doyenne de la Faculté de Médecine, Dr Daphnée Benoît Delsoin, a détaillé la philosophie et les bénéfices du projet de restauration solidaire. Elle a expliqué que les produits utilisés proviennent directement de la ferme agricole de l’Université, gérée par des agronomes formés au sein même de l’institution.

Selon elle, cette initiative offre trois avantages majeurs aux étudiants : une alimentation saine grâce à des produits locaux et naturels, une contribution citoyenne à la santé collective, et enfin, un accès facilité aux services médicaux de l’Hôpital Universitaire Dr Aristide.

La cérémonie s’est achevée sur cette note d’espoir et de solidarité, laissant présager une année académique 2025-2026 prometteuses, placée sous le signe du savoir, de la responsabilité sociale et de la santé pour tous.

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